Le mal bovin a rendu folle une chèvre
29 janvier 2005
Santé
Bruxelles — Le premier cas au monde d'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) sur une chèvre, détecté en France, a été confirmé hier par la Commission européenne, qui s'est cependant voulue rassurante sur les risques éventuels pour les consommateurs. Un cas d'ESB «sur une chèvre abattue en France en 2002 a été confirmé aujourd'hui par un groupe de scientifiques», a annoncé Bruxelles, confirmant une information donnée un peu plus tôt par le ministère français de l'Agriculture.
Les experts, membres du laboratoire communautaire pour les encéphalopathies spongiformes transmissibles (EST) basé en Grande-Bretagne, ont ainsi confirmé les soupçons formulés dès le mois d'octobre par les autorités françaises.
«On savait que la transmission de l'ESB [à une chèvre] était possible car des tests en laboratoire l'avaient démontré», a expliqué à l'AFP Philip Tod, porte-parole du commissaire à la santé et à la protection des consommateurs, Markos Kyprianou. «Mais c'est la première fois qu'on détecte un cas concret sur une chèvre» dans un troupeau, a-t-il précisé.
Née en 2000, la chèvre et le reste de son troupeau de 300 têtes avaient été abattus dans le Gard mais venaient de l'Ardèche, deux départements du sud de la France, selon une source proche du dossier.
La Commission européenne a précisé hier qu'aucune de ces bêtes n'était entrée «dans la chaîne alimentaire humaine ou animale». Globalement, l'exécutif européen s'est voulu rassurant, estimant que «le niveau d'infection par les ESB chez les caprins semble [...] extrêmement bas et [qu'un] risque éventuel pour les consommateurs est minime». Il ne recommande d'ailleurs «aucune modification de la consommation actuelle de lait, de fromage et de viande provenant de caprins».
Rappelant que l'alimentation des ruminants au moyen de farines de viande et d'os était généralement considérée comme le vecteur de transmission de l'ESB, la Commission européenne a souligné que «l'interdiction de nourrir l'ensemble des ruminants avec des farines animales [avait] été étendue à tous les animaux d'élevage» en janvier 2001. «Dans l'Union européenne, les caprins ne vivent généralement que quelques années, de sorte que la majorité des caprins recensés dans l'UE à ce jour sont nés après la mise en place de cette interdiction totale», a-t-elle ajouté.
Bruxelles propose toutefois d'intensifier les tests pour déterminer si le cas confirmé hier est un incident isolé ou non.
Les experts, membres du laboratoire communautaire pour les encéphalopathies spongiformes transmissibles (EST) basé en Grande-Bretagne, ont ainsi confirmé les soupçons formulés dès le mois d'octobre par les autorités françaises.
«On savait que la transmission de l'ESB [à une chèvre] était possible car des tests en laboratoire l'avaient démontré», a expliqué à l'AFP Philip Tod, porte-parole du commissaire à la santé et à la protection des consommateurs, Markos Kyprianou. «Mais c'est la première fois qu'on détecte un cas concret sur une chèvre» dans un troupeau, a-t-il précisé.
Née en 2000, la chèvre et le reste de son troupeau de 300 têtes avaient été abattus dans le Gard mais venaient de l'Ardèche, deux départements du sud de la France, selon une source proche du dossier.
La Commission européenne a précisé hier qu'aucune de ces bêtes n'était entrée «dans la chaîne alimentaire humaine ou animale». Globalement, l'exécutif européen s'est voulu rassurant, estimant que «le niveau d'infection par les ESB chez les caprins semble [...] extrêmement bas et [qu'un] risque éventuel pour les consommateurs est minime». Il ne recommande d'ailleurs «aucune modification de la consommation actuelle de lait, de fromage et de viande provenant de caprins».
Rappelant que l'alimentation des ruminants au moyen de farines de viande et d'os était généralement considérée comme le vecteur de transmission de l'ESB, la Commission européenne a souligné que «l'interdiction de nourrir l'ensemble des ruminants avec des farines animales [avait] été étendue à tous les animaux d'élevage» en janvier 2001. «Dans l'Union européenne, les caprins ne vivent généralement que quelques années, de sorte que la majorité des caprins recensés dans l'UE à ce jour sont nés après la mise en place de cette interdiction totale», a-t-elle ajouté.
Bruxelles propose toutefois d'intensifier les tests pour déterminer si le cas confirmé hier est un incident isolé ou non.
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