La malnutrition s'aggrave chez les rescapés indonésiens des tsunamis
24 janvier 2005
Santé
Banda Aceh — La malnutrition est un problème croissant parmi les rescapés des tsunamis d'Indonésie, en raison de l'augmentation des prix et du manque de variété des aliments, ont averti hier les Nations unies.
Selon une étude menée par le programme mondial des Nations unies pour l'alimentation (PAM), il existe, sur les côtes ouest et nord-est de Sumatra, des familles qui ne prennent pas trois repas par jour et, de ce fait, ne disposent pas des nutriments indispensables à leur santé.
En dépit de l'immense effort humanitaire en direction des populations isolées, beaucoup de gens n'ont pas eu accès pendant des semaines à la nourriture, estime Patrick Webb, responsable du service nutrition du programme des Nations unies. Selon lui, la flambée qui a fait augmenter le prix des denrées après le désastre — parfois de 200 % — contribue également au problème de malnutrition.
Sur 68 familles, plus du quart a déclaré prendre moins de trois repas par jour. Ces repas sont le plus souvent à base de pâtes et de riz. La plupart des familles ne consomme aucun légume et plus de la moitié est, par la force des choses, privée de viande. Près de 60 % des ces familles ont aussi un régime alimentaire totalement dépourvu de graisses, selon Patrick Webb, pour qui la situation, déjà pas brillante avant la catastrophe, est aujourd'hui nettement plus grave.
L'enquête des Nations unies relève également que des dommages substantiels ont été infligés par le tsunami aux structures sanitaires de la région: seulement 10 des 77 cliniques existantes n'ont pas subi de dommages ou sont encore debout.
Les résultats détaillés de cette enquête doivent être publiés cette semaine et doivent être suivis, le mois prochain, d'une évaluation plus approfondie du mode de vie et de l'alimentation des populations.
Le programme mondial des Nations unies pour l'alimentation a distribué plus de 6000 tonnes de nourriture aux quelque 400 000 rescapés du tsunami vivant en Indonésie.
Selon une étude menée par le programme mondial des Nations unies pour l'alimentation (PAM), il existe, sur les côtes ouest et nord-est de Sumatra, des familles qui ne prennent pas trois repas par jour et, de ce fait, ne disposent pas des nutriments indispensables à leur santé.
En dépit de l'immense effort humanitaire en direction des populations isolées, beaucoup de gens n'ont pas eu accès pendant des semaines à la nourriture, estime Patrick Webb, responsable du service nutrition du programme des Nations unies. Selon lui, la flambée qui a fait augmenter le prix des denrées après le désastre — parfois de 200 % — contribue également au problème de malnutrition.
Sur 68 familles, plus du quart a déclaré prendre moins de trois repas par jour. Ces repas sont le plus souvent à base de pâtes et de riz. La plupart des familles ne consomme aucun légume et plus de la moitié est, par la force des choses, privée de viande. Près de 60 % des ces familles ont aussi un régime alimentaire totalement dépourvu de graisses, selon Patrick Webb, pour qui la situation, déjà pas brillante avant la catastrophe, est aujourd'hui nettement plus grave.
L'enquête des Nations unies relève également que des dommages substantiels ont été infligés par le tsunami aux structures sanitaires de la région: seulement 10 des 77 cliniques existantes n'ont pas subi de dommages ou sont encore debout.
Les résultats détaillés de cette enquête doivent être publiés cette semaine et doivent être suivis, le mois prochain, d'une évaluation plus approfondie du mode de vie et de l'alimentation des populations.
Le programme mondial des Nations unies pour l'alimentation a distribué plus de 6000 tonnes de nourriture aux quelque 400 000 rescapés du tsunami vivant en Indonésie.
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