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    Santé: Herbe de blé

    15 janvier 2005
    Ça ne se fume pas. Ça ne se mange pas. C'est l'expérience extrême des grano power et autres sympathisants de l'alimentation naturelle: boire du jus d'herbe de blé.

    C'était un dimanche matin, les vacances d'été. Vancouver était vide, le jaune pâle du soleil réchauffait doucement la brique des maisons. On se promenait dans un joli quartier quand on a vu, au bout d'une rue ronde qui arrivait en angle, un café. Il y avait des bancs et des tables sur le trottoir, l'intérieur en bois était clair, paisible (on était tout seuls!) .

    Sur un comptoir trônaient de jolies plantes toutes drues et vertes; des graminées, avons-nous pensé. Sur le tableau derrière le type qui nous accueillait était écrit wheatgrass. On a demandé ce que c'était, il a expliqué, on s'est regardés: on essaie ça! Boire de l'herbe... quand on est en vacances, on est prêt à tout!

    Je ne me souvenais plus de cette matinée avant de revoir des plateaux d'herbes dans un commerce du boulevard Saint-Laurent. On y vend, là aussi, le jus d'herbe de blé au verre, mais on peut aussi acheter sa portion d'herbes en terre pour se faire du jus frais à la maison: ils vendent l'équipement et ont la gentillesse de vous expliquer comment faire. J'ai tout pris. Et je suis partie à la découverte de cette dernière merveille du monde à faire son entrée dans ma vie.

    D'abord, c'est sucré. Très sucré, avec un petit goût de menthe. Ça goûte l'herbe — inutile de vous le dire! Il faut y aller doucement au début, vous dira-t-on, la puissance du jus pouvant causer céphalées ou nausées. Une once, au fond d'un verre. C'était bien assez; j'aime les expériences, mais faut pas pousser.

    Le lendemain, j'ai ajouté une poire dans le tordeur. Ah! voilà. Le surlendemain, une pomme a pris la relève: moins réussi. Avais-je vraiment moins mal à l'estomac? Depuis, je me tâte. Et mon énergie: en ai-je un peu plus? C'est qu'on dit tellement de bien de ce liquide. Laissez-moi vous raconter.

    D'abord, comment ça se fait: on met le grain de blé à germer. Quand le germe pointe le bout de son nez, on le met en terre. Il pousse en herbe et, quand on a, disons, de six à huit pouces de cette herbe vert foncé, on la coupe, on la met dans le moulin — il faut tordre l'herbe, on m'a dit qu'une centrifugeuse n'est pas adéquate. Le jus très très vert qui en sort est un nectar de vie. Sans blague.

    Rappelez-vous vos cours de bio: qu'y a-t-il dans le vert foncé d'une plante? La chlorophylle, qui transforme l'énergie du soleil. L'herbe de blé en contient une grande quantité, jusqu'à 70 %. On dit de la chlorophylle, qu'on trouve également dans les légumes (verts!), qu'elle participe au renouvellement du sang — elle a une structure chimique proche de celle de l'hémoglobine (qui transporte l'oxygène) —, et le bon sang, bien entendu, renforce notamment le système immunitaire.

    En outre, l'herbe de blé procure un nombre impressionnant de nutriments: vitamines, minéraux, acides aminés, enzymes, et même des protéines. Bon, d'accord, à la quantité qu'on boit, ce n'est pas un steak, une salade et un yogourt à elle seule, mais tenez-vous bien: c'est un purificateur et ce n'est que bonté pour vos boyaux, tuyaux et autres sacs de travail interne.

    Évidemment, vu l'état desdits boyaux, tuyaux, etc., le courageux jus doit se frayer un chemin. Si le métabolisme est lent parce que vous ne faites pas d'exercice, si vos artères hébergent des morceaux durs de cholestérol, si... enfin, faites le portrait, l'herbe de blé n'est pas un miracle liquide, c'est du jus. Je dirais même: c'est du travail. Le plateau de plantes doit avoir sa fenêtre, il faudra penser à l'arroser chaque jour; ensuite, il faut couper, tordre — au petit-déjeuner, quand on a les yeux collés... Faut être un peu malade.

    En me documentant, j'ai lu cette réflexion d'un pharmacien japonais, que je partage avec vous. Vous êtes malade, on vous donne un médicament, vous êtes soulagé. Fort bien. Mais avez-vous réglé la cause de votre maladie ou le plus récent symptôme? Si la cause de la maladie est une dévitalisation de l'organisme, à long terme, on peut considérer que le médicament aggrave votre cas en vous demandant de digérer ses toxines alors que vous avez besoin d'éléments nutritifs pour les éliminer et retrouver la santé.

    Allez-vous retourner au sucre, au sel, aux céréales raffinées et autres viandes transformées qui taxeront encore votre intérieur? Vous auriez pourtant besoin, dit cet Asiatique, de puissance naturelle pour retrouver la santé, pas de ce patchage qui prépare la prochaine maladie (www.aliv-e.com/fr/education/articles/glob1.asp).

    Évidemment, quand on a besoin d'un soulagement médicamenteux, on ne dit pas «non merci, je vais plutôt boire un coup de vert». On prend tout. Car c'est la santé qui nous intéresse, avoir de l'énergie pour réaliser nos projets de fous, prendre des vacances et vieillir allégrement.

    D'où le jus d'herbe de blé. Qui a sa prêtresse: Ann Wigmore a vendu l'herbe de blé pendant 35 ans là où on voulait l'entendre, aux États-Unis. Elle a commencé par se soigner elle-même, puis elle est partie en mission. Beaucoup l'ont suivie — mais pas les femmes enceintes, qui doivent toujours faire très attention avant de se lancer.

    Beaucoup de gens ont retrouvé la santé en se mettant au vert. Depuis, bien entendu, on a fabriqué des comprimés pour les palais délicats. On peut aussi acheter le jus congelé sous vide, fabriqué au Québec et certifié biologique. On sent tout un mouvement pour la promotion de la santé, et le jus vert en fait partie.

    En écrivant cela, je pense au jeune garçon qui s'est abîmé en se droguant à Lévis. On nous a dit que ses muscles resteront affectés. Si j'étais sa mère, je le mettrais à l'alimentation vivante, et le jus vert, il en verrait la couleur chaque jour. Quand la médecine vous condamne, il est temps de vous prendre en main.

    - Pour en savoir plus: www.alternative-healthzine.com/html/0500_2.html

    www.wigmore.org

    vallieca@hotmail.com
     
     
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