Sida: peut-être un espoir de vaccin thérapeutique
29 novembre 2004
Santé
Paris — Un essai de vaccin thérapeutique sur des patients séropositifs a fait la preuve d'une efficacité sur près de la moitié d'entre eux jusqu'à un an après son injection, selon les premiers résultats prometteurs d'une équipe française, publiés en ligne hier par la revue américaine Nature Medicine.
Il s'agit d'un traitement vaccinal s'adressant à des personnes infectées par le virus du sida (VIH) et non d'un vaccin préventif pour empêcher l'infection des séronégatifs. Le traitement s'apparente à la thérapie cellulaire individuelle explorée en cancérologie.
La préparation vaccinale a été élaborée par le professeur Jean-Marie Andrieu, 62 ans, cancérologue à l'hôpital européen Georges-Pompidou, et le chercheur franco-chinois Louis Wei Lu, 42 ans, du Centre universitaire des Saints-Pères, université Paris V.
Ce traitement à la carte est fabriqué individuellement à partir de cellules et de virus prélevés dans le sang de chacun des volontaires ayant participé à l'essai qui s'est déroulé au Brésil.
La préparation vaccinale est constituée d'une variété de cellules du système de défense immunitaire, appelées cellules dendritiques et de virus inactivés chimiquement, donc tués.
De septembre 2002 à janvier 2003, 18 patients, infectés par le VIH et sans traitement antiviral, ont été vaccinés. La quantité de virus dans le sang («charge virale») des patients, dont aucun n'a été traité par antirétroviraux (trithérapies), a commencé à diminuer après les injections sous-cutanées (trois à 15 jours d'intervalle).
Chez huit patients, cette réduction du virus dans le sang s'est maintenue jusqu'à un an après la vaccination.
Quatre mois après la première injection, la charge virale avait diminué de 80 % et le taux de lymphocytes CD4, cible privilégiée du virus, des patients avait augmenté. Un an après le vaccin, huit patients conservaient une concentration de virus diminuée «de plus de 90 %, et chez quatre d'entre eux la concentration virale était devenue inférieure à 1000 particules/ml, les rendant de ce fait en principe non contaminants», relève le Pr Andrieu.
L'étude doit cependant être confirmée par un essai comparatif (sujets vaccinés et non vaccinés), de plus grande ampleur. Les «bons répondeurs» sont ceux dont le taux de CD4 dépassait les 450, indique à l'AFP le cancérologue.
Il s'agit d'un traitement vaccinal s'adressant à des personnes infectées par le virus du sida (VIH) et non d'un vaccin préventif pour empêcher l'infection des séronégatifs. Le traitement s'apparente à la thérapie cellulaire individuelle explorée en cancérologie.
La préparation vaccinale a été élaborée par le professeur Jean-Marie Andrieu, 62 ans, cancérologue à l'hôpital européen Georges-Pompidou, et le chercheur franco-chinois Louis Wei Lu, 42 ans, du Centre universitaire des Saints-Pères, université Paris V.
Ce traitement à la carte est fabriqué individuellement à partir de cellules et de virus prélevés dans le sang de chacun des volontaires ayant participé à l'essai qui s'est déroulé au Brésil.
La préparation vaccinale est constituée d'une variété de cellules du système de défense immunitaire, appelées cellules dendritiques et de virus inactivés chimiquement, donc tués.
De septembre 2002 à janvier 2003, 18 patients, infectés par le VIH et sans traitement antiviral, ont été vaccinés. La quantité de virus dans le sang («charge virale») des patients, dont aucun n'a été traité par antirétroviraux (trithérapies), a commencé à diminuer après les injections sous-cutanées (trois à 15 jours d'intervalle).
Chez huit patients, cette réduction du virus dans le sang s'est maintenue jusqu'à un an après la vaccination.
Quatre mois après la première injection, la charge virale avait diminué de 80 % et le taux de lymphocytes CD4, cible privilégiée du virus, des patients avait augmenté. Un an après le vaccin, huit patients conservaient une concentration de virus diminuée «de plus de 90 %, et chez quatre d'entre eux la concentration virale était devenue inférieure à 1000 particules/ml, les rendant de ce fait en principe non contaminants», relève le Pr Andrieu.
L'étude doit cependant être confirmée par un essai comparatif (sujets vaccinés et non vaccinés), de plus grande ampleur. Les «bons répondeurs» sont ceux dont le taux de CD4 dépassait les 450, indique à l'AFP le cancérologue.
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