Futur CHUM: Lacroix parle enfin
Le recteur de l'Université de Montréal, Robert Lacroix, sort de son mutisme ce matin sur sa proposition d'implanter le futur CHUM ainsi que les facultés de médecine, de science infirmière et de médecine dentaire sur le site de la cour de triage d'Outremont.
Après plus de six mois de discussions en coulisse, de lobby politique et d'analyses gardées secrètes, M. Lacroix a décidé de faire le point sur la place publique concernant son projet de créer «une cité du savoir et de la santé au plein coeur de Montréal». Plusieurs critiques ont surgi la semaine dernière sur le manque de transparence de la proposition du recteur Lacroix.
Une coalition soutenant la construction du CHUM sur le site de l'actuel hôpital Saint-Luc s'est mise en place. La Société du Havre s'est également dite favorable au site du 1000, Saint-Denis.
De plus, le conseil d'administration de l'actuel CHUM a pris la parole, présentant un sommaire des études de faisabilité pour ériger le CHUM au centre-ville. Un peu à la manière du recteur de l'Université de Montréal, on ne parle plus que d'un hôpital mais plutôt de la combinaison avec un nouveau campus universitaire des soins de la santé. Les mêmes administrateurs ont toutefois reçu le mandat du ministre de la Santé, Philippe Couillard, d'analyser le projet du site d'Outremont, et ce, même si le choix du 1000, Saint-Denis avait été arrêté en juin.
D'ailleurs, le ministre Couillard a aussi demandé à la commission Mulroney-Johnson d'étudier ce projet. L'analyse est attendue sous peu. Entre-temps, l'Agence de développement de réseaux locaux de services de santé et de services sociaux de Montréal a conclu dans un avis au ministre que le site d'Outremont entraînerait un déséquilibre quant à l'accessibilité des lits de première et de deuxième ligne; le centre-nord de Montréal y gagnerait comparativement au centre-est.
Ottawa s'intéresse aussi à ce dossier complexe. Comme le révélait vendredi dernier Le Devoir, le ministre fédéral des Transports et député d'Outremont, Jean Lapierre, est disposé à financer le réaménagement des voies ferrées qui traversent la cour de triage afin d'y permettre l'implantation du CHUM. La somme discutée serait de 25 millions de dollars.
À la Ville de Montréal, où le Service d'urbanisme soutient le plan du 1000, Saint-Denis, le maire Gérald Tremblay a commandé à une entreprise privée une analyse comparative avec Outremont. Beaucoup d'autres joueurs publics et parapublics jettent un oeil sur ce dossier. Le ministère de l'Éducation a entre les mains la proposition Lacroix, mais on refuse de faire quelque commentaire que ce soit pour l'instant.
Après plus de six mois de discussions en coulisse, de lobby politique et d'analyses gardées secrètes, M. Lacroix a décidé de faire le point sur la place publique concernant son projet de créer «une cité du savoir et de la santé au plein coeur de Montréal». Plusieurs critiques ont surgi la semaine dernière sur le manque de transparence de la proposition du recteur Lacroix.
Une coalition soutenant la construction du CHUM sur le site de l'actuel hôpital Saint-Luc s'est mise en place. La Société du Havre s'est également dite favorable au site du 1000, Saint-Denis.
De plus, le conseil d'administration de l'actuel CHUM a pris la parole, présentant un sommaire des études de faisabilité pour ériger le CHUM au centre-ville. Un peu à la manière du recteur de l'Université de Montréal, on ne parle plus que d'un hôpital mais plutôt de la combinaison avec un nouveau campus universitaire des soins de la santé. Les mêmes administrateurs ont toutefois reçu le mandat du ministre de la Santé, Philippe Couillard, d'analyser le projet du site d'Outremont, et ce, même si le choix du 1000, Saint-Denis avait été arrêté en juin.
D'ailleurs, le ministre Couillard a aussi demandé à la commission Mulroney-Johnson d'étudier ce projet. L'analyse est attendue sous peu. Entre-temps, l'Agence de développement de réseaux locaux de services de santé et de services sociaux de Montréal a conclu dans un avis au ministre que le site d'Outremont entraînerait un déséquilibre quant à l'accessibilité des lits de première et de deuxième ligne; le centre-nord de Montréal y gagnerait comparativement au centre-est.
Ottawa s'intéresse aussi à ce dossier complexe. Comme le révélait vendredi dernier Le Devoir, le ministre fédéral des Transports et député d'Outremont, Jean Lapierre, est disposé à financer le réaménagement des voies ferrées qui traversent la cour de triage afin d'y permettre l'implantation du CHUM. La somme discutée serait de 25 millions de dollars.
À la Ville de Montréal, où le Service d'urbanisme soutient le plan du 1000, Saint-Denis, le maire Gérald Tremblay a commandé à une entreprise privée une analyse comparative avec Outremont. Beaucoup d'autres joueurs publics et parapublics jettent un oeil sur ce dossier. Le ministère de l'Éducation a entre les mains la proposition Lacroix, mais on refuse de faire quelque commentaire que ce soit pour l'instant.
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