samedi 11 février 2012 Dernière mise à jour 15h42
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir

L'OMS n'atteindra pas son objectif en matière de lutte contre le sida pour 2005

8 novembre 2004  Santé
Toronto — Un programme ambitieux visant à procurer des médicaments antiviraux à trois millions de personnes atteintes du VIH/sida n'atteindra pas son objectif pour 2005, selon toute vraisemblance, a affirmé le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Lee Jong-wook.

Au lancement du programme, à la journée mondiale du sida en décembre 2003, les responsables de l'OMS s'étaient fixé des objectifs titanesques en matière de garanties de financement, de distribution des médicaments et de formation de personnel. Or, au cours d'une visite à Ottawa la semaine dernière, le Dr Lee a admis que l'échéancier était irréalisable.

«D'abord et avant tout, nous ne pourrons peut-être pas atteindre l'objectif de trois millions d'ici à la fin de l'année prochaine, probablement pas en fait», a-t-il expliqué au cours d'une entrevue à La Presse canadienne.

Le Canada s'avère le principal donateur pour ce programme, avec un engagement de 100 millions de dollars promis par le premier ministre Paul Martin en mai et dont les premiers versements suivront bientôt. L'ampleur de la contribution canadienne a incité la Grande-Bretagne de même que la Suède à participer à leur tour, a indiqué M. Lee.

«L'engagement canadien pourrait bien être un tournant dans l'histoire du contrôle du VIH/sida», a-t-il commenté.

Le programme en question est un partenariat de l'OMS, du Programme conjoint des Nations unies contre le sida (ONUSIDA), ainsi que le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.

Pertinence

Le Dr Lee a précisé que même si l'échéancier n'était pas respecté, la pertinence du programme demeurait. Aussi, il ne considère pas ce retard prévisible comme un échec et il espère que les bailleurs de fonds ne le verront pas ainsi non plus.

«Je ne crois pas qu'ils jugeront que nous avons échoué. En collaboration avec d'autres partenaires, nous tenterons d'atteindre notre objectif. Mais si nous n'y arrivons pas, ce n'est pas la fin du monde.»

Selon le patron de l'OMS, les efforts investis dans le programme permettent de rendre les médicaments contre le sida accessibles aux patients des pays pauvres qui n'ont pu bénéficier des plus récentes avancées en matière de traitement dans les pays industrialisés. Grâce à ces nouveaux traitements, le sida est pratiquement passé du statut de maladie mortelle à celui de maladie chronique.

Les estimations chiffrent à six millions le nombre de personnes aux prises avec le VIH/sida qui requièrent des médicaments antiviraux. Le programme vise à satisfaire aux besoins de la moitié d'entre eux. «C'est donc très, très ambitieux, a reconnu le Dr Lee. Mais cela ne paraît ambitieux que parce que presque rien n'a été fait dans ce domaine.»

Au 30 juin, 440 000 personnes avaient reçu des traitements en vertu du programme, indique le premier rapport d'étape. Les responsables s'attendaient plutôt à dépasser les 500 000.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Commenter
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Publicité

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012