L'OMS n'atteindra pas son objectif en matière de lutte contre le sida pour 2005
8 novembre 2004
Santé
Toronto — Un programme ambitieux visant à procurer des médicaments antiviraux à trois millions de personnes atteintes du VIH/sida n'atteindra pas son objectif pour 2005, selon toute vraisemblance, a affirmé le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Lee Jong-wook.
Au lancement du programme, à la journée mondiale du sida en décembre 2003, les responsables de l'OMS s'étaient fixé des objectifs titanesques en matière de garanties de financement, de distribution des médicaments et de formation de personnel. Or, au cours d'une visite à Ottawa la semaine dernière, le Dr Lee a admis que l'échéancier était irréalisable.
«D'abord et avant tout, nous ne pourrons peut-être pas atteindre l'objectif de trois millions d'ici à la fin de l'année prochaine, probablement pas en fait», a-t-il expliqué au cours d'une entrevue à La Presse canadienne.
Le Canada s'avère le principal donateur pour ce programme, avec un engagement de 100 millions de dollars promis par le premier ministre Paul Martin en mai et dont les premiers versements suivront bientôt. L'ampleur de la contribution canadienne a incité la Grande-Bretagne de même que la Suède à participer à leur tour, a indiqué M. Lee.
«L'engagement canadien pourrait bien être un tournant dans l'histoire du contrôle du VIH/sida», a-t-il commenté.
Le programme en question est un partenariat de l'OMS, du Programme conjoint des Nations unies contre le sida (ONUSIDA), ainsi que le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.
Pertinence
Le Dr Lee a précisé que même si l'échéancier n'était pas respecté, la pertinence du programme demeurait. Aussi, il ne considère pas ce retard prévisible comme un échec et il espère que les bailleurs de fonds ne le verront pas ainsi non plus.
«Je ne crois pas qu'ils jugeront que nous avons échoué. En collaboration avec d'autres partenaires, nous tenterons d'atteindre notre objectif. Mais si nous n'y arrivons pas, ce n'est pas la fin du monde.»
Selon le patron de l'OMS, les efforts investis dans le programme permettent de rendre les médicaments contre le sida accessibles aux patients des pays pauvres qui n'ont pu bénéficier des plus récentes avancées en matière de traitement dans les pays industrialisés. Grâce à ces nouveaux traitements, le sida est pratiquement passé du statut de maladie mortelle à celui de maladie chronique.
Les estimations chiffrent à six millions le nombre de personnes aux prises avec le VIH/sida qui requièrent des médicaments antiviraux. Le programme vise à satisfaire aux besoins de la moitié d'entre eux. «C'est donc très, très ambitieux, a reconnu le Dr Lee. Mais cela ne paraît ambitieux que parce que presque rien n'a été fait dans ce domaine.»
Au 30 juin, 440 000 personnes avaient reçu des traitements en vertu du programme, indique le premier rapport d'étape. Les responsables s'attendaient plutôt à dépasser les 500 000.
Au lancement du programme, à la journée mondiale du sida en décembre 2003, les responsables de l'OMS s'étaient fixé des objectifs titanesques en matière de garanties de financement, de distribution des médicaments et de formation de personnel. Or, au cours d'une visite à Ottawa la semaine dernière, le Dr Lee a admis que l'échéancier était irréalisable.
«D'abord et avant tout, nous ne pourrons peut-être pas atteindre l'objectif de trois millions d'ici à la fin de l'année prochaine, probablement pas en fait», a-t-il expliqué au cours d'une entrevue à La Presse canadienne.
Le Canada s'avère le principal donateur pour ce programme, avec un engagement de 100 millions de dollars promis par le premier ministre Paul Martin en mai et dont les premiers versements suivront bientôt. L'ampleur de la contribution canadienne a incité la Grande-Bretagne de même que la Suède à participer à leur tour, a indiqué M. Lee.
«L'engagement canadien pourrait bien être un tournant dans l'histoire du contrôle du VIH/sida», a-t-il commenté.
Le programme en question est un partenariat de l'OMS, du Programme conjoint des Nations unies contre le sida (ONUSIDA), ainsi que le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.
Pertinence
Le Dr Lee a précisé que même si l'échéancier n'était pas respecté, la pertinence du programme demeurait. Aussi, il ne considère pas ce retard prévisible comme un échec et il espère que les bailleurs de fonds ne le verront pas ainsi non plus.
«Je ne crois pas qu'ils jugeront que nous avons échoué. En collaboration avec d'autres partenaires, nous tenterons d'atteindre notre objectif. Mais si nous n'y arrivons pas, ce n'est pas la fin du monde.»
Selon le patron de l'OMS, les efforts investis dans le programme permettent de rendre les médicaments contre le sida accessibles aux patients des pays pauvres qui n'ont pu bénéficier des plus récentes avancées en matière de traitement dans les pays industrialisés. Grâce à ces nouveaux traitements, le sida est pratiquement passé du statut de maladie mortelle à celui de maladie chronique.
Les estimations chiffrent à six millions le nombre de personnes aux prises avec le VIH/sida qui requièrent des médicaments antiviraux. Le programme vise à satisfaire aux besoins de la moitié d'entre eux. «C'est donc très, très ambitieux, a reconnu le Dr Lee. Mais cela ne paraît ambitieux que parce que presque rien n'a été fait dans ce domaine.»
Au 30 juin, 440 000 personnes avaient reçu des traitements en vertu du programme, indique le premier rapport d'étape. Les responsables s'attendaient plutôt à dépasser les 500 000.
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