Des traces de pesticides dans le corps des enfants
19 octobre 2004
Santé
Les enfants du Québec sont exposés aux pesticides et ils en portent des résidus dans leurs corps, révèle pour la première fois une étude de l'Institut national de santé publique du Québec, publiée hier.
En juillet et août 2003, les chercheurs ont mesuré la présence de deux familles de pesticides, soit les insecticides et les herbicides, dans l'urine de 89 enfants âgés de trois à sept ans vivant hors de milieux agricoles. Dans 98,7 % des échantillons analysés, ils ont détecté la présence d'insecticides organophosphorés, utilisés notamment pour le contrôle des insectes nuisibles en milieux résidentiels et agricoles.
La concentration moyenne de pesticides mesurée était en général sensiblement plus élevée que celles trouvées dans d'autres études similaires récentes réalisées en pays industrialisés. Ainsi, quatre études effectuées en Italie et aux États-Unis présentaient des quantités plus faibles, alors que deux études allemandes affichaient des quantités plus élevées, et deux autres affichaient des résultats similaires.
«Il ne faut pas paniquer avec ces résultats mais on doit prendre des mesures car les effets à long terme des pesticides sont inconnus», a déclaré hier le toxicologue Mathieu Valcke, co-auteur de l'étude menée par l'Institut national de santé publique du Québec en collaboration avec la Direction de santé publique de la Montérégie.
À l'heure actuelle, a-t-il expliqué, la science reconnaît aux insecticides organophosphorés des effets sur le système nerveux à court ou moyen terme, lorsqu'ils sont présents dans une certaine concentration. Chez les enfants étudiés, il n'y a pas lieu de s'inquiéter à ce sujet.
«On est loin de ce niveau, a dit le chercheur. Par contre, il subsiste beaucoup d'inconnues quant aux autres impacts possibles de ces produits à plus long terme, comme les effets sur les systèmes immunitaire et endocrinien et le potentiel cancérigène. Cela devrait nous inciter à diminuer le plus possible l'exposition, en particulier pour les enfants qui sont reconnus comme étant plus fragiles.»
Effectuée pour la première fois, l'étude a tenté d'identifier l'origine de l'exposition très répandue des enfants québécois aux insecticides organophosphorés.
Aucun des facteur étudiés, notamment la saison de collecte de l'échantillon, l'usage suspecté de pesticides dans le voisinage et le sexe des enfants, n'a pu être identifié comme ayant un effet significatif. Parmi les facteurs qui n'ont pas été vérifiés dans l'étude mais qui pourraient offrir une explication, la mieux connue dans la littérature scientifique est l'exposition par des résidus alimentaires.
«L'alimentation semble contribuer de manière importante à l'exposition», croit M. Valcke.
Les auteurs estiment d'ailleurs qu'il est important que l'hypothèse alimentaire soit vérifiée par des études supplémentaires.
En juillet et août 2003, les chercheurs ont mesuré la présence de deux familles de pesticides, soit les insecticides et les herbicides, dans l'urine de 89 enfants âgés de trois à sept ans vivant hors de milieux agricoles. Dans 98,7 % des échantillons analysés, ils ont détecté la présence d'insecticides organophosphorés, utilisés notamment pour le contrôle des insectes nuisibles en milieux résidentiels et agricoles.
La concentration moyenne de pesticides mesurée était en général sensiblement plus élevée que celles trouvées dans d'autres études similaires récentes réalisées en pays industrialisés. Ainsi, quatre études effectuées en Italie et aux États-Unis présentaient des quantités plus faibles, alors que deux études allemandes affichaient des quantités plus élevées, et deux autres affichaient des résultats similaires.
«Il ne faut pas paniquer avec ces résultats mais on doit prendre des mesures car les effets à long terme des pesticides sont inconnus», a déclaré hier le toxicologue Mathieu Valcke, co-auteur de l'étude menée par l'Institut national de santé publique du Québec en collaboration avec la Direction de santé publique de la Montérégie.
À l'heure actuelle, a-t-il expliqué, la science reconnaît aux insecticides organophosphorés des effets sur le système nerveux à court ou moyen terme, lorsqu'ils sont présents dans une certaine concentration. Chez les enfants étudiés, il n'y a pas lieu de s'inquiéter à ce sujet.
«On est loin de ce niveau, a dit le chercheur. Par contre, il subsiste beaucoup d'inconnues quant aux autres impacts possibles de ces produits à plus long terme, comme les effets sur les systèmes immunitaire et endocrinien et le potentiel cancérigène. Cela devrait nous inciter à diminuer le plus possible l'exposition, en particulier pour les enfants qui sont reconnus comme étant plus fragiles.»
Effectuée pour la première fois, l'étude a tenté d'identifier l'origine de l'exposition très répandue des enfants québécois aux insecticides organophosphorés.
Aucun des facteur étudiés, notamment la saison de collecte de l'échantillon, l'usage suspecté de pesticides dans le voisinage et le sexe des enfants, n'a pu être identifié comme ayant un effet significatif. Parmi les facteurs qui n'ont pas été vérifiés dans l'étude mais qui pourraient offrir une explication, la mieux connue dans la littérature scientifique est l'exposition par des résidus alimentaires.
«L'alimentation semble contribuer de manière importante à l'exposition», croit M. Valcke.
Les auteurs estiment d'ailleurs qu'il est important que l'hypothèse alimentaire soit vérifiée par des études supplémentaires.
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