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Quand l'industrie du disque met le P2P sur une liste noire

N/A ZZZN/A   19 juillet 2004  Santé
Washington — L'industrie phonographique a mis sur une liste noire les services d'échange de fichiers sur Internet et a empêché des sociétés du secteur, comme RealNetworks, de conclure des accords commerciaux avec eux, assure-t-on dans le monde de la musique et de la technologie.

Les tentatives des maisons de disques visant à isoler les services gratuits d'échange de poste à poste (P2P), comme Grokster et Morpheus, ont bloqué des accords qui auraient pu générer plusieurs millions de dollars de chiffre d'affaires, ont indiqué ces sources, et qui pourraient enfreindre les lois antitrust.

L'industrie du disque considère que les services d'échange de fichiers sur Internet sont responsables de la baisse des ventes de CD et elle les a attaqués en justice, ainsi qu'environ 3 000 utilisateurs, pour violation des droits d'auteur.

Malgré les procédures judiciaires, plusieurs éditeurs de logiciels P2P ont engagé des négociations avec l'industrie du disque. Mais, jusqu'à présent, les maisons de disques ont montré peu d'intérêt.

Les maisons de disques disent qu'elles refusent simplement de travailler avec des sociétés qu'elles considèrent être illégales.

Les entreprises de P2P se sont également heurtées à un mur avec les autres distributeurs de licences. Wippit, le service britannique de téléchargement de musique, a annulé un programme de publicité et de vente de musique sur Grokster l'an dernier, par suite de l'opposition d'Universal Music.

« Universal a exprimé des réserves quant à notre relation avec votre société et, même si nous vous proposons un service légal, elle n'ouvrira pas son catalogue à Wippit si nous concluons des accords commerciaux avec votre société, qu'elle considère comme un pirate », avait écrit le directeur général de Wippit, Paul Myers, à Grokster dans un courriel envoyé en mai 2003.

« Nous avions des occasions et, malheureusement, on nous a privés de ces occasions », a déclaré Myers, sans vouloir en dire plus.

« Nous avons le droit, et le bon sens, de ne pas faire des affaires avec des gens qui veulent permettre le vol de la musique de nos artistes ou en profiter », a déclaré Larry Kenswil, président de la division eLabs d'Universal, dans un communiqué.






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