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15e Conférence internationale sur le sida - Prévention: le citron est peut-être la solution

Une crème ou un gel microbicides pourraient remplacer le condom

13 juillet 2004  Santé
Bangkok — Un simple citron pourrait apporter une réponse en matière de prévention du sida, en permettant de mettre au point un gel vaginal susceptible de détruire le virus du sida et de protéger ainsi des millions de femmes ayant des rapports sexuels avec des partenaires infectés.

C'est ce que viennent de suggérer des chercheurs australiens, en s'inspirant d'anciennes traditions dans des régions rurales d'Asie du Sud-Est: le jus de citron s'avère contraceptif lorsqu'il est introduit dans le vagin, son acidité pouvant provoquer la destruction des spermatozoïdes.

Une équipe australienne conduite par Roger Short, de l'université de Melbourne, dont les travaux doivent être présentés aujourd'hui à la conférence internationale sur le sida de Bangkok, déclare qu'une solution de jus de citron — testée en laboratoire et non sur des humains — pourrait tuer le virus de l'immunodéficience humaine (VIH). «À condition que des essais cliniques confirment que le jus de citron intravaginal est acceptable, sûr et efficace, il pourrait s'avérer le microbicide de la nature», selon le résumé de leurs travaux.

Solution de rechange

Les chercheurs ont multiplié les efforts pour trouver des microbicides, solutions de rechange au préservatif en matière de prévention du sida. Une crème ou un gel microbicides s'avéreraient particulièrement utiles en Afrique, où les femmes représentent plus de la moitié des 25 millions de séropositifs et sont particulièrement vulnérables. Vivant dans une situation de soumission, elles ne peuvent pas contraindre leurs partenaires à porter un préservatif. Discret, peu coûteux, un gel microbicide résistant à la chaleur et ne nécessitant pas de réfrigération serait idéal.

Un seul microbicide, une molécule appelée nonoxynol-9, a été testé jusqu'à présent, auprès de plus de 400 professionnelles du sexe en Afrique occidentale, en Afrique du Sud et en Thaïlande, une partie d'entre elles ayant reçu un placebo, donc une molécule sans effet médicamenteux, à titre de comparaison. Le résultat s'est révélé être désastreux.
 
 
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