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Des cafés «surcaféinés»

Le Devoir   20 mai 2004  Santé
C'est tendance mais aussi délétère. La consommation de café dans les grandes chaînes à la mode n'est pas sans danger en raison des hauts niveaux de caféine que contiennent plusieurs de leurs cafés, démontre une étude en laboratoire.

Dans les dernières semaines, 10 échantillons de café régulier, de café glacé et de café latté ont en effet été passés au crible pour le compte de CTV News et du Globe and Mail, révèle, sous la plume du journaliste Alain Picard, le quotidien national dans son édition d'hier. Résultats? Deux d'entre eux, soit les cafés réguliers en format de 600 ml (20 oz) vendus chez Starbucks et Second Cup, atteignent un niveau de caféine fort élevé, proche de la limite des 400 mg qu'un adulte devrait ingurgiter par jour s'il suit les recommandations de Santé Canada.

Ailleurs, chez les fournisseurs de cette boisson «qui fait dormir quand on n'en boit pas» — dixit l'écrivain français Alphonse Allais —, le niveau de caféine est moins élevé. Il va de 186 mg chez Java Stop à 270 mg pour le café de Tim Horton. Dans les versions glacées ou latté, la caféine se retrouve en des quantités qui varient entre 105 mg et 195 mg, selon les résultats de cette enquête.

Amateurs de café, les Canadiens en consomment en moyenne 4,5 tasses par jour. Et certains en ingèrent bien sûr un peu plus. Or, en trop grande quantité dans l'organisme, estiment les autorités sanitaires fédérales, cette boisson diurétique et stimulante provoque insomnie, maux de tête, irritabilité et nervosité. La caféine est également mise au banc des accusés par plusieurs recherches scientifiques puisqu'elle contribuerait au développement de l'ostéoporose en altérant le calcium des os. Elle fait également monter la pression sanguine.

Par ailleurs, cette substance peut parfois être bénéfique en prévenant le diabète et la maladie de Parkinson chez ceux qui y sont exposés. Raisonnablement.






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