Plusieurs hôpitaux montréalais échapperont à la fusion avec les CLSC
L'Agence de développement des réseaux locaux de services de santé et de services sociaux de Montréal (ADRLSSSS) présentera finalement au ministre de la Santé un plan qui exclut la majorité des hôpitaux des fusions envisagées dans la métropole. En bout de course, la fusion anticipée des CLSC et des hôpitaux ne deviendra réalité que dans cinq des douze territoires de l'île de Montréal.
En effet, l'agence de Montréal a adopté à la majorité mardi soir une proposition finale qui modifie sensiblement son plan initial visant à fusionner les hôpitaux aux CLSC et aux centres d'hébergement et de soins de longue durée sur sept des douze territoires de l'île de Montréal.
Compte tenu des critiques exprimées pendant les consultations publiques, l'agence propose plutôt au ministre de la Santé de limiter les fusions d'établissements à seulement cinq des douze territoires de la métropole. Ce faisant, la Régie ajuste donc son tir et ouvre pleinement la porte aux exclusions prévues à la loi 25. À l'origine, seuls les hôpitaux universitaires étaient exemptés des fusions prévues.
Des exceptions
La Régie propose maintenant d'exclure l'hôpital Santa Cabrini des fusions prévues dans le secteur Saint-Michel-Saint-Léonard parce que l'hôpital dessert une clientèle essentiellement régionale de langue italienne. Cet hôpital demeurera une institution pleinement autonome mais devra conclure des ententes de services prioritaires avec les CLSC et les centres d'hébergement du secteur Saint-Michel-Saint-Léonard.
Pour des raisons culturelles, l'Hôpital chinois et l'Institut canadien-polonais du bien-être demeureront des hôpitaux pleinement autonomes alors que le Centre hospitalier Mount Sinai, le centre gériatrique Maïmonides et le CHSLD juif de Montréal échapperont pour les mêmes raisons à la fusion avec les CLSC mais devront fusionner entre eux.
L'hôpital Saint Mary's, qui avait revendiqué un statut particulier en raison de ces liens importants tissés au fil des ans avec les hôpitaux universitaires du réseau McGill, a finalement obtenu gain de cause. Il sera exclu des fusions prévues avec les CLSC et les CHSLD du secteur Côte-des-Neiges-Parc Extension-Métro mais devra créer un consortium avec le Centre hospitalier de santé McGill (CUSM) et l'Hôpital général juif pour desservir la clientèle de l'ouest de Montréal.
Les CLSC, qui avaient revendiqué que les hôpitaux soient exclus des fusions pour éviter que leur mission ne soit diluée au profit de la mission hospitalière, voient donc leur souhait exaucé dans sept des douze territoires de l'île. Pour faire taire les craintes des CLSC, l'Agence de développement des réseaux locaux de Montréal recommande d'ailleurs au gouvernement de nommer dans chacun des douze territoires un haut cadre strictement responsable de la prévention et de la coordination de plans locaux de santé publique.
Centres de services de santé
Chacun des 12 réseaux qui naîtra des fusions sera désormais appelé «centre de services de santé» (CSS) et verra son conseil d'administration, unique, composé d'un représentant de chacun des établissements fusionnés, d'un membre du comité des usagers, d'un médecin, d'un représentant des infirmières, d'un représentant des professionnels, d'un membre des cliniques médicales associées (CMA) du territoire et de représentants des milieux universitaires, municipaux et scolaires.
Dans le centre de Montréal, où deux scénarios de regroupement étaient sur la table, l'Agence de Montréal a finalement choisi de regrouper entre eux les CLSC Côte-des-Neiges, Parc Extension et Métro, d'une part, et Notre-Dame-de-Grâce, Montréal-Ouest et René-Cassin, d'autre part.
Ce plan final, ainsi que celui de toutes les autres agences du Québec, sera transmis demain au ministre de la Santé, Philippe Couillard. Celui-ci devrait normalement donner ou non son aval d'ici l'été à ces propositions pour permettre la création, à travers la province, de réseaux locaux au cours de la prochaine année.
En effet, l'agence de Montréal a adopté à la majorité mardi soir une proposition finale qui modifie sensiblement son plan initial visant à fusionner les hôpitaux aux CLSC et aux centres d'hébergement et de soins de longue durée sur sept des douze territoires de l'île de Montréal.
Compte tenu des critiques exprimées pendant les consultations publiques, l'agence propose plutôt au ministre de la Santé de limiter les fusions d'établissements à seulement cinq des douze territoires de la métropole. Ce faisant, la Régie ajuste donc son tir et ouvre pleinement la porte aux exclusions prévues à la loi 25. À l'origine, seuls les hôpitaux universitaires étaient exemptés des fusions prévues.
Des exceptions
La Régie propose maintenant d'exclure l'hôpital Santa Cabrini des fusions prévues dans le secteur Saint-Michel-Saint-Léonard parce que l'hôpital dessert une clientèle essentiellement régionale de langue italienne. Cet hôpital demeurera une institution pleinement autonome mais devra conclure des ententes de services prioritaires avec les CLSC et les centres d'hébergement du secteur Saint-Michel-Saint-Léonard.
Pour des raisons culturelles, l'Hôpital chinois et l'Institut canadien-polonais du bien-être demeureront des hôpitaux pleinement autonomes alors que le Centre hospitalier Mount Sinai, le centre gériatrique Maïmonides et le CHSLD juif de Montréal échapperont pour les mêmes raisons à la fusion avec les CLSC mais devront fusionner entre eux.
L'hôpital Saint Mary's, qui avait revendiqué un statut particulier en raison de ces liens importants tissés au fil des ans avec les hôpitaux universitaires du réseau McGill, a finalement obtenu gain de cause. Il sera exclu des fusions prévues avec les CLSC et les CHSLD du secteur Côte-des-Neiges-Parc Extension-Métro mais devra créer un consortium avec le Centre hospitalier de santé McGill (CUSM) et l'Hôpital général juif pour desservir la clientèle de l'ouest de Montréal.
Les CLSC, qui avaient revendiqué que les hôpitaux soient exclus des fusions pour éviter que leur mission ne soit diluée au profit de la mission hospitalière, voient donc leur souhait exaucé dans sept des douze territoires de l'île. Pour faire taire les craintes des CLSC, l'Agence de développement des réseaux locaux de Montréal recommande d'ailleurs au gouvernement de nommer dans chacun des douze territoires un haut cadre strictement responsable de la prévention et de la coordination de plans locaux de santé publique.
Centres de services de santé
Chacun des 12 réseaux qui naîtra des fusions sera désormais appelé «centre de services de santé» (CSS) et verra son conseil d'administration, unique, composé d'un représentant de chacun des établissements fusionnés, d'un membre du comité des usagers, d'un médecin, d'un représentant des infirmières, d'un représentant des professionnels, d'un membre des cliniques médicales associées (CMA) du territoire et de représentants des milieux universitaires, municipaux et scolaires.
Dans le centre de Montréal, où deux scénarios de regroupement étaient sur la table, l'Agence de Montréal a finalement choisi de regrouper entre eux les CLSC Côte-des-Neiges, Parc Extension et Métro, d'une part, et Notre-Dame-de-Grâce, Montréal-Ouest et René-Cassin, d'autre part.
Ce plan final, ainsi que celui de toutes les autres agences du Québec, sera transmis demain au ministre de la Santé, Philippe Couillard. Celui-ci devrait normalement donner ou non son aval d'ici l'été à ces propositions pour permettre la création, à travers la province, de réseaux locaux au cours de la prochaine année.
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