Les cadres expriment aussi leur ras-le-bol contre la réforme Barrette

Selon les cadres du milieu de la santé, le ministre Gaétan Barrette aurait instauré un régime de «peur».
Photo: Michaël Monnier Le Devoir Selon les cadres du milieu de la santé, le ministre Gaétan Barrette aurait instauré un régime de «peur».

Après les infirmières, voilà que les cadres du milieu de la santé s’en prennent au ministre Barrette, à qui ils reprochent d’avoir instauré un régime de « peur » dans le domaine de la santé.

« Ne pensez pas que nos cadres ne voudraient pas dénoncer haut et fort tout ce qui ne fonctionne pas dans cette réforme, mais ils ne sont pas syndiqués et n’ont pas la sécurité d’emploi comme Émilie Ricard », a écrit l’Association du personnel d’encadrement du réseau de la santé et des services sociaux (APER) dans une mise en demeure qu’elle a envoyée mercredi au journaliste Patrick Lagacé et à son employeur, La Presse.

L’association reproche au chroniqueur d’avoir écrit que les « gestionnaires » du réseau de la santé « ont une sainte horreur des sorties publiques de leurs employés, des cris du coeur comme celui lancé par Émilie Ricard », cette infirmière dont le ras-le-bol a fait le tour des médias.

La chef de contentieux de l’APER, Anne-Marie Chiquette, estime que les cadres « n’ont pas la cote ». Pourtant, ils se heurtent à l’intransigeance des commandes en provenance du ministère de la Santé et se trouvent dans une position qui n’est « pas gérable », déplore-t-elle.

3 commentaires
  • Serge Pelletier - Abonné 2 février 2018 07 h 57

    Hihihi... les crocodiles en pleure un coup après avoir tout manger dans l'assiette du peuple

    Personne ne semble se questionner sur la multiplification infinie des grands chefs, des chefs, des sous chefs, des sous-sous-chefs, et autres pyramides de titres et sous-titres de ces organisations monstrueuses... Sur les conventions collectives débilitantes, sur les pratiques de travail inadaptées, sur le MOI MOI MOI qui règne dans ces milieux.

    Que non, on blâme Barrette... c'est certain que c'est de sa faute, il brasse la cage... Quelques fois à tord, mais quelquefois avec raison.

    Personne dans toutes ces belles gangs là ne dit que ces problèmes remontent à bien avant l'arrivée de Barrette, que la majorité des ministres antérieurs étaient des bénis-oui-oui, que l'immobilisme structurel (qui est un état qui s'oppose tout changement et tout progrès) était, et demeure de rigueur... L'exemple des CLSC en est le cas patent: quand Barrette a sorti une multitude d services des CLSC... Aucune réaction sensée, uniquement du Barrettte y'é pas fin. Pourtant pourquoi ne pas avoir avouer qu'il était inacceptable que la première ligne, que devait être les CLSC, ouvrait à 9hr, fermait à midi pour les soins; qu'outre les lundis aux mercredis matins, impossibilité d'y obtenir des soins; que les samedis et dimanches... ben les portes sont closes... que le soir c'est pour écouter la tv à la mason, etc.
    Ils ne leur ait jamais venu à l'idée de dire: M. Barrette on va ouvrir le soir, on va ouvire les fins de semaine, on va, on va... Que non. On ouvre à 9, on ferme à 12, pis ça va rester comme ça.

  • Patrick Boulanger - Abonné 2 février 2018 10 h 34

    « L'effet libéral » se fait encore sentir aujourd'hui dans Le Devoir.

  • Donald Bordeleau - Abonné 2 février 2018 14 h 02

    Génération Sandwich

    Génération Sandwich selon Couillard.

    Le Parti Québécois est le mieux placé pour régler cette problématique.

    http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1053238/la-fiq

    En fait il faut revenir à la case de départ, car cette réforme a été une grande économie pour le gouvernement. Des compressions très importantes dans le secteur administratif et, bien sûr, ces compressions-là entraînent un embourbement. Ce n’est pas étonnant. ». Il semble que les dirigeants passent plus de temps à revoir le fonctionnement des stationnements dans les différents établissements du réseau, que s'occuper de fournir des soins et du personnel -- autre que les médecins, qui eux ont des primes à chaque geste....

    C’est une planification de main-d'œuvre déficiente qui est le résultat de la situation actuelle. Le problème traine depuis 2003 selon plusieurs retraitées en évitant de combler les postes permanents. Tout cela a été amplifié par la réforme Barette sans avoir de reddition de compte.


    Dès le début, tout a été centralisé sans voir toutes les conséquences sur les ressources humaines.

    Sans reddition de compte il a été impossible de voir les dégâts malgré les multitudes signaux des employés et des gestionnaires.

    Aujourd'hui, Messieurs Couillard et Barette demandent des solutions ( depuis 3 ans l'alarme sonne de façon continue ) aux travailleurs du réseau de Santé.

    En fait la solution est simple en changent de gouvernement, la CAQ ne semble pas la solution eux qui couperait davantage les missions du gouvernement.