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    Lettre

    Une commission malade de sa mission

    15 novembre 2017 | Marcel Boulanger MD, membre fondateur de l’Association québécoise pour le droit de mourir dans la dignité (AQDMD). Le 12 novembre 2017 | Santé

    Il faut être reconnaissants envers le Dr Alain Naud (Le Devoir, 9 novembre), qui démontre que la Commission sur les soins de fin de vie (CSFV) fait son travail d’une façon peu convaincante. Elle néglige la majeure partie de ce pour quoi elle a été créée et s’acharne à mal faire la seule dont elle s’occupe. Ce n’est pas sans rappeler cette épigramme épitaphe du cardinal Richelieu :

     

    « Ci-gît un cardinal qui fit autant de bien que de mal

     

    Le bien qu’il fit il le fit mal

     

    Le mal qu’il fit il le fit bien ».

     

    Le radar du Dr Naud a détecté bien des choses, dont cet inénarrable motif de non-conformité qu’était la date d’expiration de la carte d’assurance-maladie du mourant, sur le point d’expirer lui-même. On se croirait dans Kafka ou dans Molière.

     

    L’admirable consensus politique qui a présidé à la genèse de cette loi devrait ressurgir pour que tous s’entendent pour abolir sans tarder cette commission et en remettre la mission au Collège des médecins, gardien de l’intégrité de l’acte médical et protecteur du public.

     

    À lire cette analyse du rapport de la commission, on constate que l’aide médicale à mourir ne se trouve pas sur une pente glissante de la banalisation du geste, mais qu’elle fait plutôt face à la côte abrupte d’une résistance qui ne dit pas son nom.













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