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    La FIQ déplore le manque de sécurité à l’Hôpital général de Montréal

    6 septembre 2017 |Lia Lévesque - La Presse canadienne | Santé
    Denyse Joseph note que l’établissement reçoit une clientèle souvent intoxiquée, droguée.
    Photo: Michaël Monnier Le Devoir Denyse Joseph note que l’établissement reçoit une clientèle souvent intoxiquée, droguée.

    L’incident au cours duquel un homme a violemment agressé une infirmière et une préposée aux bénéficiaires, le week-end dernier à l’Hôpital général de Montréal, est loin d’être un cas isolé, indique la Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ).

     

    L’organisation syndicale, qui représente la grande majorité des infirmières et des infirmières auxiliaires au Québec, ne pouvait donner de statistiques mardi, mais a assuré que d’autres cas semblables se sont déjà produits.

     

    Et même à l’hôpital en question, la présidente du Syndicat des professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires du CUSM (Centre universitaire de santé McGill), affilié à la FIQ, Denyse Joseph, a relaté qu’il y a déjà eu d’autres agressions.

     

    Au cours d’une entrevue mardi, Mme Joseph a noté que ce sont des compressions budgétaires chez les agents de sécurité qui avaient fait que le personnel de la santé s’était retrouvé dans cette situation.

     

    Dans une section de l’urgence réservée aux personnes ayant des problèmes de santé mentale, un homme de 25 ans a bousculé l’infirmière, la projetant au sol. Il s’est jeté sur elle et s’est mis à l’étrangler.

     

    « Elle ne pouvait atteindre son bouton de panique qui était sur elle, au niveau de l’abdomen, puisque le patient était sur elle. Par chance, une préposée aux bénéficiaires passait par là. Elle a pu actionner le bouton pour avoir de l’aide. Un autre préposé et un gardien de sécurité sont arrivés pas longtemps après », a relaté Mme Joseph.

     

    « Il devrait y avoir un garde de sécurité 24 heures sur 24, sept jours sur sept. Malheureusement, ce n’était pas le cas. On invoque toujours les coupes budgétaires : on n’a pas d’argent, on n’a pas d’argent. Le seul gardien de sécurité dans cette section de l’urgence travaille de 14 h à 22 h. Le jour et la nuit, il n’y a pas de gardien de sécurité pour ce secteur uniquement. Il y a un gardien de sécurité pour toute urgence, qui fait des tournées, mais il n’est pas directement dans ce secteur, où les risques sont beaucoup plus élevés », a rapporté Mme Joseph.

     

    Elle note que cet hôpital, près du centre-ville de Montréal, reçoit une clientèle souvent intoxiquée, droguée, beaucoup d’itinérants, de membres de gangs de rue, de motards.

     

    Depuis, la direction de l’hôpital a corrigé la situation et réaffecté un gardien de sécurité à cette section, a-t-elle admis.

     

    « Depuis l’événement, ils ont remis la sécurité, qui va être là 24 heures sur 24, sept jours sur sept. Encore là, ça va durer combien de temps ? De tels incidents se sont déjà produits dans le passé. On nous a promis… On a réinstauré des gardiens de sécurité. Et quand ça passe aux oubliettes, c’est la première chose qu’on va aller couper », a déploré Mme Joseph.

     

    Quant aux deux employées, elles ont été soignées pour leurs blessures physiques. « Elles sont en rétablissement à la maison. Pour les séquelles physiques, elles se portent bien. Mais pour les séquelles psychologiques, on ne sait pas où c’en est », a résumé la dirigeante syndicale.













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