Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Amis du Devoir
    Connectez-vous

    Fentanyl: la Santé publique de Montréal lance un appel à la vigilance

    1 septembre 2017 14h19 |Améli Pineda | Santé
    Depuis le 1er août 2017, 12 personnes seraient décédées à la suite d’une intoxication selon les données du Bureau du Coroner du Québec.
    Photo: Jacquelyn Martin Associated Press Depuis le 1er août 2017, 12 personnes seraient décédées à la suite d’une intoxication selon les données du Bureau du Coroner du Québec.

    La Direction de santé publique (DSP) de Montréal a lancé un appel à la vigilance au personnel médical de la métropole après avoir constaté qu’en deux semaines seulement un consommateur de drogue sur cinq a été exposé au fentanyl.

     

    « On constatait une situation inhabituelle et à partir du 1er août, nous avons recueilli sur une base volontaire des échantillons d’urine et les résultats préliminaires montrent que le fentanyl est bien présent », explique Dre Carole Morissette, médecin-conseil à la DSP.

     

    Les données provisoires indiquent que sur cinquante échantillons prélevés auprès d’utilisateurs de drogues durant les deux premières semaines du mois d’août, dix avaient des traces de fentanyl.

     

    C’est la première fois que la présence de cette drogue, qui est 40 fois plus puissante que l’héroïne et jusqu’à 100 fois plus puissante que la morphine, est mesurée à Montréal.

     

    « Les gens chez qui la présence de fentanyl a été détectée ont indiqué avoir consommé de l’héroïne ou un mélange d’héroïne-cocaïne, mais personne n’avait volontairement consommé du fentanyl », souligne Dre Morissette.

     

    Ces premiers constats sont suffisamment inquiétants pour que la vigilance ait été remontée d’un cran indique la médecin.

     

    « Nous ne sommes pas en mesure d’urgence, mais on passe maintenant au mode enquête pour suivre de près la situation », mentionne-t-elle.

     

    Depuis jeudi soir, la DSP demande à tous les médecins de signaler tous les cas de surdose ainsi que de prendre un échantillon d’urine de chaque patient traité pour une intoxication d’opioïdes.

     

    Les échantillons seront ensuite analysés par le Centre de toxicologie du Québec pour déterminer s’il y a présence de fentanyl.

     

    « Les indicateurs que nous avons montrent une hausse de surdose et une hausse de décès particulièrement dans le dernier mois », souligne Dr Morissette.

     

    Depuis le 1er août 2017, 12 personnes seraient décédées à la suite d’une intoxication selon les données du Bureau du Coroner du Québec. Au cours de la même période, il y a eu au moins 24 surdoses où la naloxone, médicament qui permet de contrecarrer les effets des opioïdes, a été administrée.

     

    La Dr Morissette croit que ces données préliminaires témoignent de la nécessité de continuer à rendre plus accessible le naloxone, qui est actuellement offert dans seulement quatre pharmacies de Montréal. Elle souhaite également que la promotion des sites d’injection supervisés se poursuive.

     

    Vendredi, Le Devoir révélait qu’au moins 140 personnes sont mortes d’une surdose d’opioïdes au Québec en 2016, selon un portrait partiel du nombre de personnes décédées à la suite d’une intoxication par opioïde publié mercredi par l’Institut national de Santé publique du Québec.













    Envoyer
    Fermer
    Les plus populaires


    Abonnez-vous à notre infolettre. Recevez l'actualité du jour, vue par Le Devoir.