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    Granby est aux prises avec un nombre anormalement élevé de cas de légionellose

    30 août 2017 |La Presse canadienne | Santé

    Les autorités de santé publique de l’Estrie cherchent à déterminer la source de contamination qui serait à l’origine d’un nombre anormalement élevé de cas de légionellose à Granby, en Montérégie. La Direction de la santé publique (DSP) de l’Estrie confirme que sept cas ont été recensés dans la municipalité et qu’un huitième patient est encore en évaluation. « Le huitième cas est un résidant de Granby pour lequel il y a une histoire de pneumonie tout à fait plausible, mais pour lequel on n’a pas trouvé d’autre agent pathogène qui expliquerait la pneumonie, donc nous sommes en investigation clinique avec cette personne », a expliqué la Directrice de la santé publique de l’Estrie, la docteure Mélissa Généreux, en entrevue avec La Presse canadienne, mardi. « Le fait d’avoir été exposé à la légionelle dans l’environnement peut effectivement être dû aux allées et venues dans une journée, comme fréquenter des épiceries ou des endroits où des tours de refroidissement pourraient être contaminées », a-t-elle précisé. La légionellose, aussi appelée maladie du légionnaire, est une infection pulmonaire qui s’attrape en respirant des microgouttelettes d’eau contaminées par la bactérie Legionella, qui sont en suspension dans l’air. Les éclosions de la maladie qui impliquent des cas multiples sont habituellement causées par des tours de refroidissement d’édifices qui sont contaminées. Des enquêteurs du DSP mènent présentement des recherches dans un secteur bien délimité du centre-ville de Granby. En 2012, une éclosion de légionellose avait entraîné la mort de 13 personnes dans la ville de Québec. En tout, on avait dénombré 181 cas de personnes atteintes de la maladie, dont la source de contamination avait été identifiée dans une tour de refroidissement d’un édifice. Mme Généreux a par ailleurs confirmé trois autres cas à Sherbrooke, mais ceux-ci ne seraient pas reliés entre eux, bien que cela soit inhabituellement élevé. « On peut s’attendre à avoir un à deux cas par année en Estrie, donc c’est clair que les sept cas à Granby, c’est bien au-dessus de ce qui est la normale », a expliqué la docteure Généreux. « Pour Sherbrooke c’est un peu au-dessus de la moyenne, mais ça peut arriver de façon aléatoire parce que la source principale de la légionellose est habituellement une source domiciliaire. » La bactérie légionelle voit sa croissance favorisée dans les eaux se situant entre 25 et 45 degrés. « Le fait d’avoir un chauffe-eau âgé ou dont la température est trop basse peut favoriser la croissance de la bactérie. Nous avons souvent des chauffe-eau contaminés à la légionelle », a-t-elle indiqué, précisant toutefois que « ce n’est pas parce qu’on trouve la légionelle dans un chauffe-eau que les résidants seront automatiquement atteints ». Autre source de préoccupation, selon la spécialiste en santé publique : les spas. « Le spa est un endroit où l’eau est gardée à une température qui nous met plus à risque d’être exposé à la légionelle. Il est important de faire un entretien régulier pour s’assurer d’éviter la prolifération de la légionelle. »













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