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    Les femmes atteintes du VIH enfanteraient de plus en plus

    28 août 2017 | Laura Kane - La Presse canadienne à Vancouver | Santé
    Le taux de grossesse de ces femmes est plus bas que les autres qui ne portent pas le virus, mais le taux de grossesses non planifiées s’avère plus élevé.
    Photo: Olivier Zuida Le Devoir Le taux de grossesse de ces femmes est plus bas que les autres qui ne portent pas le virus, mais le taux de grossesses non planifiées s’avère plus élevé.

    De nouveaux traitements permettent à de plus en plus de Canadiennes atteintes du VIH de tomber enceintes, selon une étude.

     

    Près de 25 % des femmes ont signalé une grossesse après avoir reçu un diagnostic du virus de l’immunodéficience humaine (VIH), selon l’étude sur la santé sexuelle et reproductive des femmes vivant avec le VIH, qui a reçu l’appui du Centre d’excellence sur le VIH/sida de la Colombie-Britannique.

     

    Les femmes atteintes du VIH vivent sainement et ont une meilleure espérance de vie si elles sont traitées convenablement, souligne Angela Kaida, l’une des auteures et la présidente de la Chaire de recherche du Canada sur les perspectives mondiales en matière de VIH et de santé sexuelle et reproductive à l’Université Simon-Fraser.

     

    Mme Kaida soutient qu’un diagnostic de VIH n’empêche pas les femmes de tomber enceintes et qu’il est possible pour elles de vivre leur grossesse en santé, ce qui n’était pas envisageable aux balbutiements de l’épidémie.

     

    En Colombie-Britannique, parmi les femmes enceintes atteintes de ce virus et qui ont subi des traitements avec succès, il n’y a pas eu un seul cas de transmission mère-enfant en l’espace de 20 ans, selon la spécialiste.

     

    L’une des raisons importantes expliquant ce phénomène est le travail constant de la clinique Oak Tree, le centre de référence pour les femmes qui vivent avec le VIH, selon une autre auteure, Kate Salters.

     

    « Nous menons vraiment la charge dans ce domaine », a souligné Mme Salters, qui travaille au Centre d’excellence sur le VIH/sida.

     

    Les auteurs ont analysé les données concernant 1165 femmes atteintes du VIH. Parmi celles-ci, 278 ont signalé 492 grossesses après un diagnostic — 60 % de celles-ci n’étaient pas planifiées.

     

    Le taux de grossesse de ces femmes est plus bas que les autres qui ne portent pas le virus, mais le taux de grossesses non planifiées s’avère plus élevé. Dans la population en général, le taux de grossesses non planifiées est de seulement 27 %.

     

    Mme Kaida rappelle qu’une grossesse non planifiée ne signifie pas nécessairement qu’elle n’est pas désirée, bien que l’étude démontre une différence significative entre les femmes atteintes du VIH et les autres sur ce point. Ces femmes semblent se fier beaucoup au condom, qui a un taux d’échec relativement élevé, souligne Mme Kaida.

     

    L’experte suggère également que les femmes suivant le traitement sont généralement plus en santé, ce qui se traduit par une hausse inopinée de la fertilité.

     

    Lisa Partridge avait 14 ans quand elle a appris qu’elle était atteinte du virus. La jeune femme avait reçu sang contaminé lorsqu’elle était bébé en Roumanie.

     

    Elle a pris des antirétroviraux qui ont inhibé le virus dans son système, ce qui lui a permis de vivre une vie en santé sans transmettre le VIH à ses proches. Sa fille, Adrianna, est née en santé et sans être atteinte du VIH il y a quatre ans. Elle prévoit lui parler de cette condition à sa fille plus tard pour qu’elle comprenne qu’il est possible de vivre en santé.

     

    « Il y a des enfants qui grandissent en disant : “Oh, non, ma mère ou mon père va mourir parce qu’ils sont malades.” Ce n’est pas ce que je veux lui inculquer. »













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