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    Les adeptes de jeux vidéo de tir auraient moins de matière grise

    8 août 2017 |Jean Philippe Angers - La Presse canadienne | Santé
    L’étude par neuro-imagerie a comparé les images des cerveaux de personnes qui jouent régulièrement à des jeux vidéo d’action avec celles de personnes qui n’y jouent pas.
    Photo: Frederic J. Brown Agence France-Presse L’étude par neuro-imagerie a comparé les images des cerveaux de personnes qui jouent régulièrement à des jeux vidéo d’action avec celles de personnes qui n’y jouent pas.

    Les personnes qui ont l’habitude de jouer à des jeux vidéo ont moins de matière grise dans leur hippocampe, une partie essentielle du cerveau, laisse croire une nouvelle étude menée à l’Université de Montréal.

     

    En fait, ce sont surtout les adeptes de jeux vidéo de tir à la première personne, tels Call of Duty, Killzone et Borderlands 2, qui seraient à risque d’une atrophie de l’hippocampe. Les jeux de plateforme en 3D, comme ceux de la série Super Mario, pourraient même faire augmenter la matière grise dans le système mémoire de l’hippocampe.

     

    Dans l’étude que publie mardi la revue Molecular Psychiatry, l’auteur principal, Gregory West, professeur agrégé de psychologie à l’Université de Montréal, souligne que plus l’hippocampe est affaibli, plus l’individu risque de souffrir d’une maladie mentale comme la dépression, la schizophrénie, le trouble de stress post-traumatique ou la maladie d’Alzheimer.

     

    Il avait déjà été démontré que les jeux vidéo sont bénéfiques pour certains systèmes cognitifs du cerveau, principalement ceux liés à l’attention visuelle et à la mémoire à court terme.

     

    Toutefois, cette nouvelle étude montre, grâce à certaines preuves comportementales, qu’il pourrait y avoir des répercussions sur l’hippocampe.


    Études longitudinales
     

    M. West, qui a réalisé l’étude en collaboration avec Véronique Bohbot, professeure agrégée de psychiatrie à l’Université McGill, explique que l’étude par neuro-imagerie a comparé les images des cerveaux de personnes qui jouent régulièrement à des jeux vidéo d’action avec celles de personnes qui n’y jouent pas.

     

    À la lumière des résultats, les chercheurs ont remarqué qu’il y avait moins de matière grise dans l’hippocampe des joueurs, et ont ensuite effectué deux études longitudinales pour établir un lien de causalité avec le fait de jouer à des jeux vidéo.

     

    Ressemblant à l’animal dont il tire son nom, l’hippocampe est la partie du cerveau qui aide les gens à s’orienter (la mémoire spatiale) et à se souvenir de leurs expériences passées (la mémoire épisodique). Ainsi, il a été démontré que les chauffeurs de taxi londoniens ont un hippocampe très développé, indique-t-on. Plus il y a de matière grise dans l’hippocampe, plus l’ensemble du cerveau est en bonne santé.

     

    Pour mener à bien leur enquête, les chercheurs ont recruté 51 hommes et 46 femmes à l’Université de Montréal et leur ont demandé de jouer à des jeux vidéo réputés de tir à la première personne, ainsi qu’à des jeux en 3D pendant 90 heures.













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