Cancer du poumon - Le dépistage annuel s'impose, estime la Société du cancer
Devant l'échec complet à abaisser les taux de mortalité liés au cancer du poumon, le cancer le plus meurtrier tant chez les hommes que les femmes, la Société canadienne du cancer (SCC) presse aujourd'hui les médecins de conseiller le dépistage annuel à leurs patients.
En 2002, le cancer du poumon tuera 18 700 personnes au Canada et 5800 personnes au Québec et continuera d'être le plus courant et le plus dévastateur des cancers, responsable du tiers de l'ensemble des décès entraînés par des tumeurs malignes. Le Québec est d'ailleurs la province où la population est la plus touchée par le cancer du poumon au Canada, en raison du taux élevé de tabagisme.
Malgré la panoplie de thérapies et de médicaments développés au cours des dernières décennies, le cancer du poumon continue de progresser et emporte plus de 85 % de ces victimes après cinq ans. Contrairement à plusieurs autres types de cancers, notamment les cancers du sein, de la prostate et du colon, où les taux de survie dépassent 65 %, voire 75 %, la lutte contre le cancer du poumon piétine. Et cela, parce la plupart de ces cancers sont encore diagnostiqués très tardivement, au moment où la plupart des tumeurs sont considérées inopérables, et où les métastases ont migré du poumon vers d'autres organes.
"Nous constatons que dans 60 à 65 % des cas, les cancers sont diagnostiqués au stade 3B ou 4. À cette étape, les tumeurs sont trop importantes pour être opérées et le pronostic de survie n'est plus que de six mois à un an", affirme le Dr Rita Jean-François, pneumologue à l'hôpital Notre-Dame du CHUM et responsable du laboratoire de bronchoscopie d'intervention.
En conséquence, la Société canadienne du cancer estime qu'il faut, à l'image du cancer du sein, prôner aujourd'hui le dépistage pur et simple du cancer du poumon et inciter les médecins à recommander à leurs patients des radiographies pulmonaires annuelles. "Cela est surtout important pour les gens qui ont des cas de cancer dans leur famille ou qui sont des fumeurs, des ex-fumeurs ou des personnes souffrant de maladies pulmonaires", insiste le Dr Jean-François.
Malheureusement, depuis les années 1970, le dépistage du cancer du poumon a toujours été déconseillé par les autorités médicales, en raison d'études américaines qui démontraient que ces mesures n'avaient pas d'influence, finalement, sur le taux de survie des malades. Or, il presse aujourd'hui de revoir ces lignes directrices, estime cette pneumologue.
Selon le Dr Jean-François, la bronchoscopie, permettant l'examen étendu des bronches, permet aujourd'hui de détecter la plupart des cancers invisibles à la radiographie pulmonaire. Les scanners ont aussi amélioré de beaucoup le dépistage de cette maladie et permettent d'espérer une prise en charge plus rapide des malades.
En clair, la SCC souhaite frapper tôt pour améliorer sa bataille contre le cancer du poumon. Parallèlement, il faut redoubler les efforts de prévention destinés à réduire l'usage du tabac et encourager son abandon, puisque ce dernier est à l'origine de 87 % des cas de cancer. À ce chapitre, les résultats sont plus encourageants puisque le Québec a réussi depuis 1998 à abaisser le taux de tabagisme de 34 % à 26 %.
En 2002, le cancer du poumon tuera 18 700 personnes au Canada et 5800 personnes au Québec et continuera d'être le plus courant et le plus dévastateur des cancers, responsable du tiers de l'ensemble des décès entraînés par des tumeurs malignes. Le Québec est d'ailleurs la province où la population est la plus touchée par le cancer du poumon au Canada, en raison du taux élevé de tabagisme.
Malgré la panoplie de thérapies et de médicaments développés au cours des dernières décennies, le cancer du poumon continue de progresser et emporte plus de 85 % de ces victimes après cinq ans. Contrairement à plusieurs autres types de cancers, notamment les cancers du sein, de la prostate et du colon, où les taux de survie dépassent 65 %, voire 75 %, la lutte contre le cancer du poumon piétine. Et cela, parce la plupart de ces cancers sont encore diagnostiqués très tardivement, au moment où la plupart des tumeurs sont considérées inopérables, et où les métastases ont migré du poumon vers d'autres organes.
"Nous constatons que dans 60 à 65 % des cas, les cancers sont diagnostiqués au stade 3B ou 4. À cette étape, les tumeurs sont trop importantes pour être opérées et le pronostic de survie n'est plus que de six mois à un an", affirme le Dr Rita Jean-François, pneumologue à l'hôpital Notre-Dame du CHUM et responsable du laboratoire de bronchoscopie d'intervention.
En conséquence, la Société canadienne du cancer estime qu'il faut, à l'image du cancer du sein, prôner aujourd'hui le dépistage pur et simple du cancer du poumon et inciter les médecins à recommander à leurs patients des radiographies pulmonaires annuelles. "Cela est surtout important pour les gens qui ont des cas de cancer dans leur famille ou qui sont des fumeurs, des ex-fumeurs ou des personnes souffrant de maladies pulmonaires", insiste le Dr Jean-François.
Malheureusement, depuis les années 1970, le dépistage du cancer du poumon a toujours été déconseillé par les autorités médicales, en raison d'études américaines qui démontraient que ces mesures n'avaient pas d'influence, finalement, sur le taux de survie des malades. Or, il presse aujourd'hui de revoir ces lignes directrices, estime cette pneumologue.
Selon le Dr Jean-François, la bronchoscopie, permettant l'examen étendu des bronches, permet aujourd'hui de détecter la plupart des cancers invisibles à la radiographie pulmonaire. Les scanners ont aussi amélioré de beaucoup le dépistage de cette maladie et permettent d'espérer une prise en charge plus rapide des malades.
En clair, la SCC souhaite frapper tôt pour améliorer sa bataille contre le cancer du poumon. Parallèlement, il faut redoubler les efforts de prévention destinés à réduire l'usage du tabac et encourager son abandon, puisque ce dernier est à l'origine de 87 % des cas de cancer. À ce chapitre, les résultats sont plus encourageants puisque le Québec a réussi depuis 1998 à abaisser le taux de tabagisme de 34 % à 26 %.
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