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La crise se poursuit à l'hôpital de Saint-Hyacinthe

Isabelle Paré   22 mars 2004  Santé
L'hôpital de Saint-Hyacinthe se relève d'une autre fin de semaine sur la corde raide, où l'absence d'anesthésiste en ses murs a de nouveau forcé le transfert en ambulance de plusieurs patients qui nécessitaient des chirurgies ou des soins avancés vers d'autres hôpitaux.

Malheureusement, le calvaire que vit l'hôpital maskoutain depuis le départ de deux de ses cinq anesthésistes, à la fin février, ne semble pas près de prendre fin. Après une première fin de semaine difficile, les 13 et 14 mars, l'urgence a une nouvelle fois dû fonctionner sans anesthésiste durant tout le week-end dernier.

Une situation risquée et difficile, qui oblige les autorités à prévoir le transfert en ambulance de tout patient requérant une chirurgie urgente.

Au cours des trois derniers jours, un jeune enfant affecté de problèmes neurologiques a d'ailleurs dû être transféré d'urgence à l'hôpital Sainte-Justice, pour y être intubé. Deux autres patients souffrant d'une fracture de la hanche et du genou, dont l'état requérait une chirurgie urgente, ont aussi dû être menés en ambulance aux urgences d'hôpitaux environnants.

La semaine dernière, deux cas d'appendicite aiguë avaient dû être transférés à d'autres établissements. «Malheureusement, cette situation risque de se reproduire au cours des prochaines semaines. À court terme, nous n'avons pas de solution», a déploré hier le Dr Jocelyn Brunet, chef du département de l'urgence, dont les appels à l'aide sont demeurés vains.

En effet, une entente conclue entre cet hôpital, le ministère de la Santé et la Fédération des médecins spécialistes, pour hausser d'environ 50 $ le forfait versé aux anesthésistes qui viendraient donner un coup de pouce à cette urgence, a fait chou blanc à ce jour.

Quelques anesthésistes à la retraite se sont toutefois offerts pour dépanner au département d'obstétrique, où l'absence d'anesthésiste, nécessaire en cas de césarienne d'urgence, obligeait les médecins à envoyer leurs patientes accoucher dans d'autres régions.

«Les médecins préfèrent aller dépanner à Gaspé ou dans d'autres régions éloignées où les forfaits versés sont bien plus alléchants», pense le Dr Brunet.

C'est le départ de deux anesthésistes pour un congé de maternité qui est à l'origine des problèmes de l'hôpital de Saint-Hyacinthe. Selon le Dr Brunet, cette crise pourrait perdurer jusqu'au retour de ces deux médecins, en septembre.

À découvert d'anesthésiste pendant au moins 12 jours de semaine en mars, l'urgence de l'hôpital se prépare à revivre cette situation tous les week-end et 5 ou 6 jours en avril. Le Dr Brunet juge cette pénurie non seulement risquée pour les patients, mais inutilement coûteuse. L'hôpital doit en effet s'assurer de la présence continue d'une ambulance à ses portes, au coût de 125 $ l'heure, pour effectuer au besoin des transferts vers d'autres hôpitaux. «Si nous recevons des accidentés de la route qui nécessitent une opération, on ne peut rien faire d'autre que de les transférer ailleurs. Avec les risques que comporte ce type de délais», a souligné le Dr Brunet.

En attendant le retour à la normale, l'hôpital du Réseau Santé Yamaska-Richelieu a négocié la création de corridors de services avec les hôpitaux Pierre-Boucher, Charles-Lemoyne et Granby, en Montérégie, ainsi qu'avec l'hôpital de Drummondville, dans le centre du Québec.






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  • Jacques BEAUGRAND
    Inscrit
    lundi 22 mars 2004 14h07
    Plus de femmes. Plus de fermeté.
    « Une femme médecin travaille en moyenne moins dans sa vie comme médecin comparativement à un homme. Une femme fait toujours davantage d'absentéisme qu'un homme. De plussa biologie l'appelle à enfanter et à jouer un rôle plus important auprès de ses propres enfants, ce qui n'est pas le cas --du moins pas encore -- du mâle de notre espèce.

    On peut estimer qu'au cours de sa carrière une femme médecin sera disponible deux fois moins qu'un homme médecin.

    Dans leur grande sagesse sociale les facultés de médecine devraient donc pour chacune des places contingentées dont elles disposent à chaque année, combler ce poste tantôt par un jeune homme, et tantôt par deux jeunes femmes, puisque chacune d'elles ne compte que pour un demi professionnel de la santé.

    Quant aux primes d'éloignement, celles-ci ne devaient pas exister. En premier lieu tous les médecins devraient être rémunérés par un salaire fixe. En second lieu, puisque notre état paie la majeure partie des études de nos médecins, celui-ci devrait exiger des médecins qu'ils fassent un minimum du service en région au cours de leur carrière. De plus, un effort devrait être fait pour inciter les jeunes des régions à faire des études de médecine et à retourner dans leur région d'origine pour y pratiquer par la suite. Des fondations devraient exister dans les régions pour identifier des candidats potentiels et pour les aider dans leurs études, et les encadrer à leur retour.

    Quant aux médecins qui après avoir été formés au Québec vont pratiquer à l'étranger (ou dans d'autres provinces) pour échapper aux contraintes locales et pour faire « plus » d'argent, l'état québécois devrait exiger d'eux qu'ils remboursent les coûts de base de leurs études collégiales, et universitaires, voire post-universitaires s'ils ont profité de bourses les faire. »

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