Conférence sur la médecine en milieux sauvages - L'écotourisme causerait des dommages à l'environnement
15 mars 2004
Santé
Winnipeg — Le tourisme «vert» cause souvent des dommages à l'environnement, aux cultures et à la nature qu'il est censé protéger, affirme un professeur d'éthique de l'Université du Manitoba.
À l'occasion d'une conférence sur la médecine en milieux sauvages, donnée le week-end dernier, le professeur Arthur Schaefer expliquait que le nombre des voyageurs participant à des voyages dits écologiques est tel qu'ils causent des dommages aux régions reculées du monde qu'ils visitent. «On construit des hôtels cinq étoiles dans des endroits isolés, et des habitats sauvages sont détruits pour accueillir ces touristes», a-t-il dit, samedi.
Au Québec, par exemple, les excursions d'observation des baleines dans le fleuve Saint-Laurent ont traumatisé ces mammifères marins, dont plusieurs se sont ensuite échoués, a aussi noté le professeur Schaefer.
En 1950, les touristes effectuaient 25 millions de déplacements internationaux. Ce nombre est passé à 700 millions en 2000 et devrait atteindre 1,6 milliard au cours des 20 prochaines années.
Toujours selon M. Schaefer, les touristes qui font des expéditions dites «écotouristiques» doivent comprendre que leur présence dans certains endroits reculés suffit à altérer le paysage socio-économique et physique des lieux. Que se passera-t-il si le tourisme prend encore de l'expansion et que des centaines de millions de personnes vont dans la forêt tropicale humide? demande-t-il.
À l'occasion d'une conférence sur la médecine en milieux sauvages, donnée le week-end dernier, le professeur Arthur Schaefer expliquait que le nombre des voyageurs participant à des voyages dits écologiques est tel qu'ils causent des dommages aux régions reculées du monde qu'ils visitent. «On construit des hôtels cinq étoiles dans des endroits isolés, et des habitats sauvages sont détruits pour accueillir ces touristes», a-t-il dit, samedi.
Au Québec, par exemple, les excursions d'observation des baleines dans le fleuve Saint-Laurent ont traumatisé ces mammifères marins, dont plusieurs se sont ensuite échoués, a aussi noté le professeur Schaefer.
En 1950, les touristes effectuaient 25 millions de déplacements internationaux. Ce nombre est passé à 700 millions en 2000 et devrait atteindre 1,6 milliard au cours des 20 prochaines années.
Toujours selon M. Schaefer, les touristes qui font des expéditions dites «écotouristiques» doivent comprendre que leur présence dans certains endroits reculés suffit à altérer le paysage socio-économique et physique des lieux. Que se passera-t-il si le tourisme prend encore de l'expansion et que des centaines de millions de personnes vont dans la forêt tropicale humide? demande-t-il.
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