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    Santé

    Patients déplacés et établissements sous surveillance

    Dans l’ouest de l’île, 47 résidents ont été évacués du pavillon Pierrefonds du CIUSSS.
    Photo: Paul Chiasson La Presse canadienne Dans l’ouest de l’île, 47 résidents ont été évacués du pavillon Pierrefonds du CIUSSS.

    Les inondations qui frappent plusieurs régions du Québec posent tout un défi au réseau de la santé, qui a dû déplacer plusieurs patients et personnes hébergées en CHSLD ou en résidence privée.

     

    Le CIUSSS du Nord-de-l’Île-de-Montréal a dû loger une trentaine de patients du pavillon Albert-Prévost, évacué dimanche soir, dans deux gymnases de l’hôpital Rivière-des-Prairies, un autre établissement spécialisé en soins psychiatriques.

     

    Ces patients souffrant de problèmes de santé mentale doivent partager des aires communes de 10 à 18 personnes jusqu’à jeudi. Après quoi, ils pourront déménager dans des unités de soins de l’hôpital Rivière-des-Prairies ou réintégrer le pavillon Albert-Prévost, indique Renée Sauriol, qui est directrice adjointe des communications au CIUSSS de Nord-de-l’Île-de-Montréal. « Le niveau d’eau est à la baisse », dit-elle, ajoutant que l’établissement a espoir de rapatrier ses patients cette semaine.

     

    C’est un refoulement d’égouts lié aux inondations qui a forcé l’évacuation dimanche soir des 86 patients hospitalisés au pavillon Albert-Prévost, qui se trouve en bordure de la rivière des Prairies, dans Cartierville. Ce sont 27 personnes qui ont été renvoyées dans leurs familles. Les cas plus lourds — certains patients étaient aux soins intensifs — ont obtenu une chambre individuelle.

     

    Les autres, une trentaine selon Julie White, l’attachée de presse du ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, se trouvent dans deux salles communes. « Leur état est stable et le personnel d’Albert-Prévost est avec eux. Évidemment, dès que des chambres seront libérées, des patients y seront transférés », assure Mme White.

     

    Chaque patient a été évalué par un médecin avant son transfert, affirme Renée Sauriol. Les gymnases ont été utilisés faute d’autre solution. « Dans les circonstances, nous n’avions pas le choix. Toutes les options ont été évaluées », indique-t-elle.

     

    Dans l’ouest de l’île, les 47 résidents qui ont été évacués du pavillon Pierrefonds du CIUSSS du Sud-de-l’Île-de-Montréal en fin de semaine ont été relocalisés dans des chambres d’autres établissements du réseau.

     

    Tour d’horizon

     

    Plusieurs autres établissements, dont des CHSLD, étaient toujours sous étroite surveillance, lundi. La coordonnatrice régionale des mesures d’urgence et de la sécurité civile pour Montréal, Caroline Dusablon, affirmait être « positive » pour ces installations, que l’eau ne menaçait pas encore de trop près. « Tout le monde s’affaire dans le réseau de la santé en ce moment, tout le monde collabore et fait de la place pour les patients au besoin », a-t-elle affirmé en entrevue.

     

    Les équipes s’affairent également à évaluer les besoins des sinistrés et à leur offrir les soins de santé nécessaires, a-t-elle indiqué, notamment les personnes vulnérables.

     

    Le CLSC de Pierrefonds a dû fermer aujourd’hui mardi son service de prélèvements, fréquenté par 120 personnes quotidiennement. Le CIUSSS de l’Ouest-de-l’Île-de-Montréal, surveillait, lundi, d’autres établissements à risque, comme le Manoir Sainte-Geneviève, qui héberge 80 personnes. Une infirmière qui se trouvait sur place, Seddika Said, a indiqué au Devoir par téléphone que des sacs de sable étaient installés préventivement et qu’elle ne croyait pas que l’eau puisse atteindre les lieux. Une évacuation lui semblait peu probable.

     

    En Outaouais, cela fait plus d’une semaine que les résidents du CHSLD de Maniwaki sont relocalisés, dont huit dans une salle commune dans un centre communautaire. Les hôpitaux de Hull et de Gatineau, après une interruption des soins non urgents, devaient reprendre leurs activités normales mardi.

     

    Bien que ces régions soient touchées, le réseau de la santé de la Gaspésie et de Laval n’a pas eu besoin de fermer de lieux de soins.

     

    Dans toutes les régions touchées, des services psychosociaux ont été déployés en collaboration avec la Croix-Rouge pour appuyer les sinistrés.













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