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    La grippe restera présente encore un moment

    Le nombre de cas est toutefois à la baisse depuis trois semaines.

    La saison de la grippe a été plus précoce que l’an dernier, commençant dès la dernière semaine de décembre.
    Photo: Annik MH de Carufel Le Devoir La saison de la grippe a été plus précoce que l’an dernier, commençant dès la dernière semaine de décembre.

    Tout comme l’hiver et la neige qui reprenaient leurs droits mardi, le virus de la grippe n’a pas dit son dernier mot.

     

    Le virus restera actif encore plusieurs semaines, indique le Dr Gaston De Serres, qui est épidémiologiste à l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ). « On ne peut toujours pas dire que c’est terminé », avertit-il.

     

    Même si le nombre de cas est à la baisse depuis environ trois semaines, le virus, qui est de type H3N2 cette année, continue à se propager. Le virus de l’influenza B, dont une vague épidémique suit habituellement celle de l’influenza A, n’est pas encore entré dans sa phase active, ce qui pourrait prolonger d’autant la saison de la grippe cette année.

     

    Il y aurait même eu deux sommets d’activité distincts pour la grippe A cette année : un au début du mois de janvier ainsi qu’un autre en février. Une situation « inusitée », selon Québec, qui, dans le plus récent bulletin « flash grippe » produit par le ministère de la Santé et des Services sociaux, indique que cela ne s’était jamais produit depuis les débuts du programme de surveillance, en 2005.

     

    « Nous avons été un peu optimistes quand nous avons annoncé qu’on amorçait la pente descendante de l’épidémie après trois semaines, en janvier », résume le Dr De Serres. En effet, un léger déclin du virus laissait alors croire que le pire était passé, mais c’était sans compter sur le fait que le nombre de cas ferait un bond important entre le 29 janvier et le 25 février.

     

    Le Dr De Serres préfère ne pas parler de deux sommets d’activité distincts. Selon lui, les limites inhérentes aux méthodes de surveillance du virus peuvent tout simplement avoir faussé légèrement l’interprétation des données.

     

    La saison de la grippe 2016-2017 n’est pas « particulièrement intense », indique-t-il aussi. « Nous sommes plutôt dans la moyenne, en comparaison d’il y a deux ans où c’était remarquable. »

     

    La saison a également été plus précoce que l’an dernier, commençant dès la dernière semaine de décembre.

     

    Les mesures de prévention doivent donc continuer à s’appliquer. Notamment, les visites aux personnes âgées ou vulnérables en cas de symptômes doivent être évitées.













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