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    Santé

    Pas d’entente à l’aube de l’interdiction des frais accessoires

    25 janvier 2017 22h43 |Amélie Daoust-Boisvert | Santé
    Le ministre Barrette estime qu’il a suffisamment augmenté la capacité dans le système public pour répondre à la demande en soins.
    Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Le ministre Barrette estime qu’il a suffisamment augmenté la capacité dans le système public pour répondre à la demande en soins.

    À quelques heures de l’entrée en vigueur du règlement qui interdit aux cliniques médicales de facturer des frais accessoires, mercredi, Québec et les fédérations médicales ne s’étaient toujours pas entendus. La bonne nouvelle pour les patients : ils ne devront plus payer; mais certaines conséquences en terme d’accès se profilent.

     

    Par exemple, des cliniques ont dû annoncer qu’elle cessaient d’offrir la vaccination, notamment aux enfants, faute de pouvoir vendre des vaccins.

     

    Une situation « malheureuse », selon le ministre de la Santé et des Services sociaux Gaétan Barrette. L’abolition, qui est le fruit de « pressions populaires », a-t-il affirmé lors d’une mêlée de presse mercredi matin, « empêche une pratique qui était à l’avantage des patients ».

      

    Incertitude concernant plusieurs services

     

    Québec devrait fournir différents produits aux cabinets qui ne peuvent plus les vendre aux patients, comme de l’azote liquide par exemple. Les stérilets doivent aussi être fournis aux cliniques d’avortement. Le seront-ils dès jeudi? C’est improbable, selon la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ). « La situation ne sera pas la même dans les cliniques qu’aujourd’hui, c’est certain », indique son directeur des communications Jean-Pierre Dion. La FMOQ fera le point sur la situation avec les médias jeudi matin. Le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) indique que les discussions se poursuivent sur « la liste du matériel et produits pharmaceutiques fournis » et que les cliniques seront remboursées « sur la base de la consommation réelle mensuelle ».

     

    Les spécialistes aussi se disent sur la bonne voie pour régler avec Québec, mais pas à temps pour jeudi. « On ne donne pas le mot d’ordre de ne pas donner les services, mais les médecins veulent savoir à quoi s’en tenir », a expliqué la présidente de la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ), la Dre Diane Francoeur, en entrevue. Par exemple, les cliniques de physiatrie ne peuvent être forcées de donner des rendez-vous sans compensation, illustre-t-elle. « Québec a augmenté la capacité au CHUM d’une salle, mais il y en a six au privé. L’attente va augmenter », prédit-elle.

     

    Le ministre Barrette estime qu’il a suffisamment augmenté la capacité dans le système public pour répondre à la demande en soins, notamment en endoscopie, en physiatrie ou en chirurgie.

     

    « L’argument voulant qu’il va y avoir une baisse de service, la réponse, c’est non », a-t-il tranché.

     

    Les omnipraticiens qui pratiquent la vasectomie obtiendront 218 dollars pour cet acte désormais, le tout assumé à même l’enveloppe de la FMOQ, donc à coût nul pour le gouvernement, a-t-il aussi fait savoir.

     

    Les patients inquiets

     

    Au Réseau FADOQ, qui a milité pour l’abolition de ces frais, les sentiments étaient mixtes, mercredi. « Nous sommes heureux de voir ce jour arriver, mais tristes de constater qu’on a attendu à la dernière minute pour régler les modalités », a indiqué son directeur général, Danis Prud’homme. 

     

    Les cliniques qui contreviendront au règlement seront sanctionnées, a averti Gaétan Barrette. 

     

    Il a annoncé avoir levé tout malentendu avec les dentistes, les pharmaciens et les optométristes, où la majorité des services assurés pourront être rendus comme avant, certains frais en moins. L’Association québécoise des pharmaciens propriétaires indique que ses membres ne pourront plus effectuer de glycémies ou de tests de cholestérol dans le cadre de l’ajustement d’une thérapie, mais que la vaccination et le suivi en anticoagulothérapie seront maintenus.













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