Le Canada se prépare en vue de la prochaine pandémie de grippe
La menace de l'éclosion d'une pandémie de grippe est prise très au sérieux par le Canada, qui pourrait bien se présenter comme un chef de file en la matière. Des chercheurs de l'Association canadienne de recherche et d'évaluation en immunologie (CAIRE) songent en effet à relier leurs huit centres d'évaluation clinique aux deux grands laboratoires canadiens de microbiologie par un réseau fonctionnant en temps réel, une première dans le monde, a confirmé hier le Dr Brian Ward à l'occasion d'une séance d'information organisée par l'université McGill au sujet de la grippe aviaire.
Les acteurs de la santé, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) en tête, n'en sont plus à se demander si une pandémie de grippe va éclater mais quand. Au Canada, un plan de lutte contre la pandémie de l'influenza est déjà sur pied. Mais comme on ignore de quelle nature sera le virus à l'origine de cette pandémie, il est nécessaire d'établir des structures qui permettront de vacciner rapidement toute la population. «Ce sera peut-être le virus H5N1, celui de la grippe aviaire asiatique, mais cela pourrait tout aussi bien en être un autre», a expliqué hier l'immunologiste, aussi directeur de la Division des maladies infectieuses de l'université McGill.
Jusqu'à maintenant, le virus de la grippe aviaire n'a pas subi de mutations qui lui auraient permis d'infecter les humains et de se propager aisément d'une personne à l'autre, seules conditions permettant de marquer le début d'une véritable pandémie. Si ces deux conditions s'avéraient, le virus de la grippe aviaire pourrait cependant se propager rapidement. «On peut raisonnablement penser que 10 % de la population mondiale succomberait à une pandémie de grippe comme la grippe aviaire», précise le Dr Ward.
La fabrication d'un vaccin nécessite en général de six à huit semaines d'essais, menés sur une centaine de personnes. Pour une pandémie, l'obligation de vacciner toute la population commande des essais faits sur 7000 à 12 000 personnes, un travail titanesque que seul un réseau en temps réel peut accomplir dans des délais raisonnables et pour lequel le CAIRE pourra bénéficier de l'expertise technique du GEREQ. «En un jour, on pourra en faire plus qu'en une année et tester le vaccin sur 400 à 500 personnes», croit le Dr Ward.
Le temps de réaction
La rapidité avec laquelle cette campagne sera entreprise dépendra de la vitesse à laquelle les chercheurs réussiront à réunir les antigènes nécessaires. «La totalité d'antigènes sera fatalement limitée au début de la pandémie, a rappelé l'immunologiste. Il faudra donc déterminer qui recevra le vaccin et quelle dose sera administrée.» Les enfants, parce que leur histoire immunologique est plus fragile, seront les premiers à recevoir le vaccin, d'autant plus que deux doses sont souvent nécessaires pour les protéger. «Il sera crucial de déterminer très rapidement quelles doses sont requises pour être en mesure de vacciner le maximum de personnes.»
En attendant le lancement officiel du réseau, prévu pour l'été, le CAIRE est à préparer une stratégie qui pourrait lui permettre de mettre son système à l'épreuve avant le grand test. L'idée d'utiliser un vrai vaccin pour simuler une pandémie fictive, celui contre le H5N1 par exemple, n'est pas exclue. «Ce n'est pas un moyen préventif, c'est une façon de se préparer», a précisé le Dr Ward, ajoutant que la mise en place d'un réseau en temps réel comme celui pensé par le CAIRE pourra être utile pour lutter non seulement contre l'influenza mais aussi contre toute autre forme d'épidémie.
Les acteurs de la santé, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) en tête, n'en sont plus à se demander si une pandémie de grippe va éclater mais quand. Au Canada, un plan de lutte contre la pandémie de l'influenza est déjà sur pied. Mais comme on ignore de quelle nature sera le virus à l'origine de cette pandémie, il est nécessaire d'établir des structures qui permettront de vacciner rapidement toute la population. «Ce sera peut-être le virus H5N1, celui de la grippe aviaire asiatique, mais cela pourrait tout aussi bien en être un autre», a expliqué hier l'immunologiste, aussi directeur de la Division des maladies infectieuses de l'université McGill.
Jusqu'à maintenant, le virus de la grippe aviaire n'a pas subi de mutations qui lui auraient permis d'infecter les humains et de se propager aisément d'une personne à l'autre, seules conditions permettant de marquer le début d'une véritable pandémie. Si ces deux conditions s'avéraient, le virus de la grippe aviaire pourrait cependant se propager rapidement. «On peut raisonnablement penser que 10 % de la population mondiale succomberait à une pandémie de grippe comme la grippe aviaire», précise le Dr Ward.
La fabrication d'un vaccin nécessite en général de six à huit semaines d'essais, menés sur une centaine de personnes. Pour une pandémie, l'obligation de vacciner toute la population commande des essais faits sur 7000 à 12 000 personnes, un travail titanesque que seul un réseau en temps réel peut accomplir dans des délais raisonnables et pour lequel le CAIRE pourra bénéficier de l'expertise technique du GEREQ. «En un jour, on pourra en faire plus qu'en une année et tester le vaccin sur 400 à 500 personnes», croit le Dr Ward.
Le temps de réaction
La rapidité avec laquelle cette campagne sera entreprise dépendra de la vitesse à laquelle les chercheurs réussiront à réunir les antigènes nécessaires. «La totalité d'antigènes sera fatalement limitée au début de la pandémie, a rappelé l'immunologiste. Il faudra donc déterminer qui recevra le vaccin et quelle dose sera administrée.» Les enfants, parce que leur histoire immunologique est plus fragile, seront les premiers à recevoir le vaccin, d'autant plus que deux doses sont souvent nécessaires pour les protéger. «Il sera crucial de déterminer très rapidement quelles doses sont requises pour être en mesure de vacciner le maximum de personnes.»
En attendant le lancement officiel du réseau, prévu pour l'été, le CAIRE est à préparer une stratégie qui pourrait lui permettre de mettre son système à l'épreuve avant le grand test. L'idée d'utiliser un vrai vaccin pour simuler une pandémie fictive, celui contre le H5N1 par exemple, n'est pas exclue. «Ce n'est pas un moyen préventif, c'est une façon de se préparer», a précisé le Dr Ward, ajoutant que la mise en place d'un réseau en temps réel comme celui pensé par le CAIRE pourra être utile pour lutter non seulement contre l'influenza mais aussi contre toute autre forme d'épidémie.
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