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    Les frais accessoires interdits à compter du 26 janvier

    11 janvier 2017 09h32 |Amélie Daoust-Boisvert | Santé
    Certains médicaments utilisés en ophtalmologie seront maintenant fournis par le réseau public aux cliniques. 
    Photo: iStock Certains médicaments utilisés en ophtalmologie seront maintenant fournis par le réseau public aux cliniques. 

    Les frais facturés aux patients en clinique pour des services de santé assurés, les « frais accessoires », seront formellement interdits à compter du 26 janvier prochain. Le ministre de la Santé et des Services sociaux Gaétan Barrette en a fait l’annonce mercredi matin sur ses comptes sur les réseaux sociaux.

     

    « Dès le 26 janvier, lorsque vous pouvez utiliser votre carte d’assurance-maladie pour l’obtention d’un service de santé assuré, aucun paiement ne pourra être exigé de votre part », a fait savoir le ministre dans un communiqué publié tôt mercredi sur le site Web de son ministère.
     

    Québec a annoncé que le matériel nécessaire aux prélèvements d’échantillons biologiques sera fourni aux cliniques médicales. Ces dernières seront autorisées à facturer des frais de 5 à 15 $ pour le transport des échantillons.

     

    Certains médicaments que les cliniques facturaient aux patients seront maintenant fournis par le réseau public aux cliniques. C’est le cas des anesthésiants topiques à base de lidocaïne, du Dépo-Médrol et du Kenalog (anti-inflammatoires) ainsi que de la fluorescéine et de l’alcaine ophtalmique, des médicaments utilisés en ophtalmologie.

     

    Les stérilets pourront être fournis par les cliniques médicales lorsqu’ils sont posés après un avortement. Dans les autres cas, les patientes devront se le procurer à la pharmacie avant leur rendez-vous.

     

    Aucun coût ne pourra être exigé pour les vasectomies, lorsque réalisées en cabinet, ni pour l’azote liquide, utilisé en dermatologie.

     

    Entente avec les médecins ?

     

    Alors que certaines cliniques ont carrément fermé leurs portes, notamment en endoscopies, d’autres refusaient en décembre d’accorder des rendez-vous aux patients en raison de l’incertitude entourant les frais accessoires.

     

    Le gouvernement et les spécialistes s’opposent aussi dans le dossier de la gratuité des échographies, lorsque réalisées par des radiologistes en clinique. Les échographies pratiquées par d’autres médecins ne sont pas visées par la nouvelle couverture publique. Une rencontre est prévue mercredi entre le gouvernement, la Fédération des médecins spécialistes du Québec et l’association des radiologistes.

     

    Depuis que le service a été assuré, fin décembre, de nombreux radiologistes refusent d’accorder des rendez-vous.

     

    Québec a mis en ligne mercredi matin un site Web où il invite le public à « faire le calcul » des honoraires techniques qui devraient être versés aux radiologues, qui font l’objet d’un litige.

     

    Québec affirme sur ce site que les radiologues demandent 300 000 $ à 400 000 $ d’honoraires techniques par appareil échographique par année.













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