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    Territoires en santé

    L’impact des politiques publiques sur la santé de la population

    19 novembre 2016 | Émilie Corriveau - Collaboration spéciale | Santé
    Quatre miniconférences seront tenues sur le thème Promouvoir la santé environnementale et les transports actifs.
    Photo: Pedro Ruiz Le Devoir Quatre miniconférences seront tenues sur le thème Promouvoir la santé environnementale et les transports actifs.
    Ce texte fait partie d'un cahier spécial

    Les liens entre l’aménagement urbain et la santé publique sont multiples et complexes. Le 21 novembre prochain, à l’occasion d’une journée d’étude intitulée Territoires en santé/Santé des territoires, plusieurs chercheurs et acteurs de différents milieux de pratique québécois et rhônalpins se réuniront au Centre hospitalier Lyon-Sud pour réfléchir aux impacts des politiques d’urbanisme sur le bien-être des populations. Tenue dans le cadre des Entretiens Jacques Cartier, cette journée d’étude permettra notamment à ses participants d’échanger sur les enjeux de santé actuels et de tenter de cibler des pratiques et des stratégies pour une meilleure prise en compte de la santé des populations dans l’action publique.


    Organisé conjointement par l’Institut national de la recherche scientifique (INRS), l’Université de Lyon et l’École nationale des travaux publics de l’État (ENTPE), le colloque Territoires en santé/Santé des territoires sera l’un des quatre événements consacrés aux enjeux sanitaires lors des Entretiens Jacques Cartier.

     

    « Mais notre colloque ne sera pas un événement où seuls des gens du milieu de la santé interviendront. En fait, il y aura des intervenants de différents réseaux », note d’emblée Claire Poitras, directrice du Centre Urbanisation Culture Société de l’INRS et coorganisatrice de la journée Territoires en santé/Santé des territoires.

     

    Regroupant des chercheurs, des professeurs, des praticiens des sciences sociales et des sciences de la santé ainsi que des militants, le colloque traitera de questions aussi diversifiées que l’apport des transports actifs dans le bien-être des citadins, l’équité environnementale en milieu urbain et les inégalités en santé.

     

    « L’idée, c’est d’aborder des questions de santé en les approchant par l’angle de l’urbanisme », indique Anaïk Purenne, sociologue, chargée de recherche à l’ENTPE et coorganisatrice de l’événement.

     

    « Nous avons conçu le colloque comme un parcours-découverte, ajoute-t-elle. Comme les chercheurs et intervenants viennent d’horizons différents, ils auront tous à découvrir quelque chose des autres présentations. »

     

    Une journée en deux temps

     

    Débutant par une conférence introductive qui portera sur le poids croissant des enjeux de santé dans les sociétés contemporaines et qui sera offerte par Nina Lemaire, chercheuse à l’École des hautes études en santé publique, le colloque s’articulera autour de deux sous-thématiques principales.

     

    En matinée, quatre mini-conférences seront tenues sur le thème Promouvoir la santé environnementale et les transports actifs : à quelles conditions ? Il sera notamment question des nuisances auxquelles peuvent se heurter les piétons et les cyclistes en milieu urbain lorsque l’aménagement n’est pas conçu pour permettre une circulation saine et sécuritaire.

     

    « C’est certainement une très bonne idée de mieux articuler les questions de santé et d’urbanisme, d’utiliser des politiques d’urbanisme pour développer un mieux-être des populations, mais ça prend quand même des conditions de possibilité, relève Mme Purenne. Par exemple, si on promeut le vélo et la marche, c’est sûr que théoriquement, c’est bon pour la santé. Mais ça, c’est si les gens ne sont pas plus à risque de se faire renverser par des voitures ou d’inhaler plus de C02 que les autres usagers de la route ! C’est le genre de choses auxquelles nous réfléchirons ensemble. »

     

    Les présentations matinales seront suivies de discussions en sous-groupes, puis d’échanges avec la salle.

     

    En après-midi, quatre autres mini-conférences seront présentées sur le thème Territoires en santé : tous acteurs. Cette fois, il sera davantage question de cohésion sociale, d’inégalités en santé et d’équité environnementale en milieu urbain.

     

    « On sait que les milieux les plus défavorisés sont souvent ceux qui subissent le plus de conséquences des maux de la ville. Les présentations de l’après-midi vont nous permettre de comprendre un peu mieux ces enjeux », précise Mme Poitras.

     

    Notamment, trois présentations porteront sur la question du non-recours aux soins. « Il faut bien comprendre qu’on n’est pas tous égaux par rapport à la santé, souligne Mme Purenne. Dans l’action publique, il faut prendre en compte les facteurs qui font obstacle entre le système de santé — notamment le système de soins — et certaines populations. Sinon, on entretient le phénomène de portes tournantes ou de non-recours aux soins. […] Pour en parler, nous avons notamment choisi d’inviter une militante d’ATD Quart Monde, puisque c’est un mouvement qui a beaucoup travaillé sur la question de l’accès aux soins et de l’équité en matière de santé. »

     

    Au terme de ces mini-conférences, les participants seront à nouveau invités à prendre part à des discussions en sous-groupes, puis à échanger avec la salle. La journée se conclura par une présentation synthèse et un mot de clôture des organisatrices du colloque.

     

    Un événement pertinent

     

    Bien que bon nombre de congrès scientifiques se tiennent chaque année en français à travers la planète, Mme Poitras comme Mme Purenne considèrent les Entretiens Jacques Cartier comme un événement pertinent pour leur communauté.

     

    « L’aspect le plus intéressant des Entretiens, c’est l’interdisciplinarité, souligne Mme Poitras. C’est un événement qui permet aux chercheurs d’échanger sur leurs propres projets et d’éventuellement développer des collaborations. C’est un des rares colloques où on retrouve des gens d’une variété de disciplines avec une diversité de points de vue qui sont là pour échanger sur une thématique qui les concerne tous. »

     

    « C’est un événement qui résonne complètement avec ce qu’on essaie de faire à la Chaire UNESCO dans laquelle je travaille [Chaire UNESCO Politiques urbaines et citoyenneté], affirme pour sa part Mme Purenne. Dans cette chaire-là, on essaie vraiment de tisser des liens, de développer des échanges entre le monde universitaire et la société civile. L’idée derrière cette démarche est que si le savoir des chercheurs reste enfermé dans leur monde, leur impact est limité. Il faut donc le partager avec des acteurs d’autres milieux. Malheureusement, ce n’est pas une pratique très courante en France. »

     

    Pour consulter le programme complet du colloque : www.cen trejacquescartier.com/les-en tretiens/details/entretien/ter ritoires-en-sante-la-sante-des-territoires













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