Union européenne - Le stress au travail coûte des milliards
3 juillet 2002
Santé
Strasbourg — Plus de 40 millions de personnes touchées dans l'UE, un préjudice de plus de 20 milliards d'euros (30 milliards canadiens) par année: le stress en milieu professionnel ne doit plus être une fatalité, selon l'Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail, qui a lancé hier la première campagne de sensibilisation sur le sujet.
Manque d'autonomie, monotonie des tâches, cadences de travail très élevées, exposition à la violence, aux brimades et autres formes de harcèlement, risques physiques... La liste des causes du stress en milieu professionnel est longue et n'épargne aucun secteur, aucun niveau hiérarchique.
Les femmes sont plus touchées
Les femmes sont en moyenne plus touchées que les hommes, selon une étude d'Eurostat, en raison notamment de la difficulté de concilier activités professionnelles et activités familiales. Les infrastructures d'aide, comme des crèches sur les lieux de travail, sont souvent insuffisantes, a relevé Anna Diamantopoulou, commissaire européenne en charge de l'emploi et des affaires sociales, lors du lancement au Parlement de Strasbourg de cette campagne contre le stress.
Dans l'UE, le stress est le trouble le plus fréquent après les douleurs dorsales, affectant 28 % des employés en 2000, soit 41,2 millions de personnes.
Effets sur la santé
Les effets sur la santé sont variables: maladies cardiaques ou gastro-intestinales, tensions musculaires invalidantes et même cancers, souvent provoqués par des comportements liés au stress comme le tabagisme ou l'alcoolisme. Le stress peut aussi entraîner différents types d'angoisse, parfois des dépressions pouvant déboucher sur des suicides.
À l'échelle de l'Union, ce fléau coûte 20 milliards d'euros par année en frais de santé et en temps de travail perdu, sans compter ses conséquences sur la productivité, selon l'Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail.
Pour Mme Diamantopoulou, le stress ne doit pas être accepté comme «une fatalité». Des solutions pour le combattre existent, en donnant par exemple plus d'autonomie au personnel, en l'associant plus aux prises de décision ou en favorisant une meilleure communication et bien sûr en condamnant toute forme de harcèlement.
La campagne de sensibilisation, soutenue par les organisations syndicales et les fédérations patronales, atteindra son point d'orgue en octobre pendant la Semaine européenne de la sécurité et de la santé au travail.
Durant ce mois, les 15 pays de l'UE ainsi que des candidats à l'adhésion choisiront une semaine pour mettre l'accent sur la nécessité de «travailler sans stress». La France projette par exemple d'organiser du 21 au 25 octobre trois séminaires, à Besançon, à Toulouse et à Bordeaux.
Une grande conférence est aussi prévue pour le 25 novembre à Bilbao (Espagne), siège de l'Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail, qui récompensera des entreprises ou des organisations ayant contribué à la prévention du stress en milieu professionnel.
Manque d'autonomie, monotonie des tâches, cadences de travail très élevées, exposition à la violence, aux brimades et autres formes de harcèlement, risques physiques... La liste des causes du stress en milieu professionnel est longue et n'épargne aucun secteur, aucun niveau hiérarchique.
Les femmes sont plus touchées
Les femmes sont en moyenne plus touchées que les hommes, selon une étude d'Eurostat, en raison notamment de la difficulté de concilier activités professionnelles et activités familiales. Les infrastructures d'aide, comme des crèches sur les lieux de travail, sont souvent insuffisantes, a relevé Anna Diamantopoulou, commissaire européenne en charge de l'emploi et des affaires sociales, lors du lancement au Parlement de Strasbourg de cette campagne contre le stress.
Dans l'UE, le stress est le trouble le plus fréquent après les douleurs dorsales, affectant 28 % des employés en 2000, soit 41,2 millions de personnes.
Effets sur la santé
Les effets sur la santé sont variables: maladies cardiaques ou gastro-intestinales, tensions musculaires invalidantes et même cancers, souvent provoqués par des comportements liés au stress comme le tabagisme ou l'alcoolisme. Le stress peut aussi entraîner différents types d'angoisse, parfois des dépressions pouvant déboucher sur des suicides.
À l'échelle de l'Union, ce fléau coûte 20 milliards d'euros par année en frais de santé et en temps de travail perdu, sans compter ses conséquences sur la productivité, selon l'Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail.
Pour Mme Diamantopoulou, le stress ne doit pas être accepté comme «une fatalité». Des solutions pour le combattre existent, en donnant par exemple plus d'autonomie au personnel, en l'associant plus aux prises de décision ou en favorisant une meilleure communication et bien sûr en condamnant toute forme de harcèlement.
La campagne de sensibilisation, soutenue par les organisations syndicales et les fédérations patronales, atteindra son point d'orgue en octobre pendant la Semaine européenne de la sécurité et de la santé au travail.
Durant ce mois, les 15 pays de l'UE ainsi que des candidats à l'adhésion choisiront une semaine pour mettre l'accent sur la nécessité de «travailler sans stress». La France projette par exemple d'organiser du 21 au 25 octobre trois séminaires, à Besançon, à Toulouse et à Bordeaux.
Une grande conférence est aussi prévue pour le 25 novembre à Bilbao (Espagne), siège de l'Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail, qui récompensera des entreprises ou des organisations ayant contribué à la prévention du stress en milieu professionnel.
Haut de la page

