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    Frais accessoires

    L’heure n’est pas au débat public, estime la FMSQ

    24 septembre 2015 |Jessica Nadeau | Santé
    Photo: Huntstock

    Répondant à l’appel de l’Association médicale du Québec (AMQ), qui réclame un débat public sur la question des frais accessoires, la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) soutient qu’il s’agit d’un exercice futile à ce moment-ci.

     

    « Alors que nous sommes prêts à parler sérieusement de ce dossier pour le dénouer enfin, voilà que l’Association médicale du Québec demande au gouvernement que l’enjeu des frais accessoires fasse l’objet d’un débat public. Belle idée si l’on veut que cela traîne encore en longueur et qu’on accouche d’une souris ! » écrit la présidente de la FMSQ, Diane Francoeur, dans une lettre envoyée à ses membres.

     

    « L’heure n’est certainement pas au débat public. Il est temps de faire les travaux basés sur des données documentées », ajoute-t-elle.

     

    En entrevue au Devoir, la directrice des affaires publiques et des communications de la FMSQ, Nicole Pelletier, rappelle que le problème des frais accessoires est connu depuis le rapport Chicoine, en 2007, ce qui aurait laissé amplement de temps pour un débat public. « Ce n’est pas qu’on est contre le débat public, c’est juste que ça fait depuis 2007 qu’on le demande [de régler le problème] et pour une fois, le ministre de la Santé accepte de s’asseoir, de faire des travaux sérieux et de régler la situation […] C’est dans cet esprit-là que la présidente s’est manifestée. »

     

    Gratuité des soins

     

    Pour l’Association médicale du Québec, c’est toute la question de la gratuité des soins de santé qui est remise en cause dans ce dossier. Il importe donc de mener une consultation publique, selon sa présidente, la Dre Yun Jen. Dans une sortie publique il y a deux semaines, elle reprochait au ministre de la Santé, Gaétan Barrette, de vouloir s’attaquer à la question des frais accessoires en déposant des amendements au projet de loi 20, qui est toujours à l’étude à Québec. « La question des frais accessoires doit être débattue publiquement et passer par le processus parlementaire complet. Nous ne pouvons pas camoufler cet enjeu dans un projet de loi qui ne portait pas initialement sur les frais accessoires. »

     

    Le ministre a annoncé cet été qu’il comptait encadrer les frais accessoires et qu’il mettrait sur pied un comité tripartite composé du ministère, des fédérations médicales et d’un expert indépendant, pour évaluer les coûts réels de ces frais qui sont actuellement chargés aux patients.













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