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    Clinique sans médecin: le ministère de la Santé dit non… pour l’instant

    10 septembre 2015 | Isabelle Porter à Québec | Santé
    La coopérative SABSA, basée dans le quartier Saint-Roch à Québec, repose sur le travail d’une infirmière praticienne spécialisée et d’une équipe de traitement de l’hépatite C.
    Photo: Renaud Philippe Le Devoir La coopérative SABSA, basée dans le quartier Saint-Roch à Québec, repose sur le travail d’une infirmière praticienne spécialisée et d’une équipe de traitement de l’hépatite C.

    La clinique sans médecin de Québec SABSA a permis au réseau de la santé d’économiser 120 000 $ en un an, a appris Le Devoir. Mais le ministère de la Santé n’est pas encore prêt à lui donner une place dans le système.

     

    « Ce n’est pas possible de l’intégrer aux programmes actuels », explique l’attachée de presse du ministre Gaétan Barette, Joanne Beauvais. Le programme de financement des cliniques au Québec — les Groupes de médecine familiale (GMF) — requiert la présence d’un médecin, ce qui disqualifie de facto SABSA.

     

    L’acronyme SABSA signifie « Service à bas seuil d’accessibilité ». Rappelons que cette coopérative basée dans le quartier Saint-Roch à Québec repose sur le travail d’une infirmière praticienne spécialisée et d’une équipe de traitement de l’hépatite C. Première clinique sans médecin au Québec, elle offre des soins de santé de base à des centaines de patients souvent défavorisés et qui n’ont pas accès à un médecin famille.

     

    L’attachée de presse du ministre précise qu’on « n’exclut pas, dans l’avenir », de l’inclure au réseau de la santé, mais « sous réserve de ne pas créer un réseau parallèle ». Elle ajoute que le cabinet du ministre a hâte d’en savoir plus sur les résultats de la clinique, qui doivent être rendus publics ce jeudi.

     

    120 000 $ d’économies

     

    Selon ce que Le Devoir a pu apprendre, la clinique a permis au réseau d’économiser 120 000 $ depuis octobre 2014. À l’heure actuelle, elle traite près de 1000 patients.

     

    Depuis son ouverture, elle fonctionne grâce à un appui financier de la Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ) de 150 000 $.

     

    L’entente prévoyait aussi qu’une recherche-action serait menée pour évaluer son impact sur le réseau. La recherche pilotée par la Faculté des sciences infirmières de l’Université Laval n’est pas complétée, mais des résultats préliminaires doivent être rendus publics ce jeudi.

     

    Selon ce que Le Devoir a appris, la FIQ s’est engagée à soutenir financièrement la clinique d’ici à ce que la recherche soit complétée, mais le problème du financement récurrent du projet demeure.

     

    En entrevue, l’attachée de presse du ministre Barette a aussi rappelé que SABSA avait sollicité le CIUSS (Centre intégré universitaire de santé et de service sociaux de la Capitale-Nationale) pour obtenir du financement. La clinique sans médecin pourrait peut-être s’intégrer plus facilement au programme du Centre qu’à ceux du ministère.

     

    Pendant ce temps, le modèle fait des petits. Il y a quelques mois, la FIQ a lancé un second projet-pilote de clinique sans médecin à Chénéville, en Outaouais. La clinique serait toutefois toujours à la recherche d’une infirmière praticienne spécialisée.













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