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    La psychothérapie à distance pour traiter l’anxiété généralisée

    8 juillet 2015 |Jessica Nadeau | Santé
    Des études démontraient l’efficacité de la psychothérapie par visioconférence pour différents traitements.
    Photo: Ryan McVay Getty Images Des études démontraient l’efficacité de la psychothérapie par visioconférence pour différents traitements.

    La psychothérapie à distance pourrait devenir une solution viable au problème d’accès aux soins pour les personnes souffrant d’anxiété généralisée, démontrent des chercheurs québécois.

     

    « C’est une très bonne nouvelle pour les gens qui souffrent d’anxiété généralisée, se réjouit Stéphanie Watts, coauteure de l’étude, en entrevue au Devoir. On peut faire fi de la distance physique pour leur offrir la thérapie de choix pour leur condition. »

     

    À ce jour, la meilleure approche pour traiter les personnes atteintes de trouble d’anxiété généralisée est la thérapie cognitive et comportementale (TCC). Or, l’accès à ce traitement est difficile en dehors des grands centres, note Mme Watts.

     

    « Ça se fait beaucoup à Montréal, à Québec et près des centres universitaires, mais dès qu’on sort des grands centres urbains, ça devient plus compliqué d’avoir accès à ces thérapies. Les gens doivent se déplacer beaucoup et toute cette distance, pour une rencontre d’une heure par semaine, peut en décourager plusieurs. Et ce n’est pas juste à Sept-Îles, mais même en banlieue, comme à Laval. »

     

    Encouragée par des études qui démontraient l’efficacité de la psychothérapie par visioconférence pour différents traitements, l’équipe de chercheurs, dirigée par André Marchand, chercheur à l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal, a eu envie de tester la technologie sur cette clientèle spécifique. « Les conclusions, c’est que ça fonctionne. Les cinq personnes qui ont pris part à la thérapie à distance n’avaient plus de diagnostic de trouble d’anxiété généralisée (TAG) à la fin des 14 semaines de thérapie et les gains se sont maintenus dans le temps », précise Stéphanie Watts, qui est étudiante au doctorat au Département de psychologie de l’UQAM.

     

    Les résultats de l’étude ont été publiés dans la Revue européenne de psychologie appliquée.

     

    Une nouvelle étude est en cours pour tenter de voir s’il y a une différence d’efficacité entre la thérapie classique et la thérapie à distance. « Une fois que tout cela aura été documenté, on pourra voir si les institutions en santé voudront offrir ce service à la population », conclut Mme Watts.













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