Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Connectez-vous

    Le taux de suicide en forte baisse au Québec

    18 juin 2015 |Isabelle Paré | Santé
    Lancée en 1999, la Stratégie nationale pour la prévention du suicide, axée sur la sensibilisation et les mesures de soutien aux personnes à risque, semble porter ses fruits.
    Photo: Viktor Cape / Getty Images Lancée en 1999, la Stratégie nationale pour la prévention du suicide, axée sur la sensibilisation et les mesures de soutien aux personnes à risque, semble porter ses fruits.

    Alors que le Québec a longtemps affiché l’un des taux de suicide les plus élevés en Occident, les plus récentes données font état d’un recul de 50 % du nombre de suicides chez les jeunes et de 30 % chez les adultes en 12 ans. Un succès notoire qui fait maintenant du Québec un exportateur de connaissances en matière de prévention du suicide.

     

    C’est sur cette note positive que s’est clos mercredi le Congrès mondial de l’Association internationale pour la prévention du suicide, où des centaines d’experts du monde entier sont venus faire état des dernières avancées dans ce champ de pratique qui met au défi autant les médecins, les psychologues que les chercheurs de tout acabit.

     

    « Le Québec a longtemps fait les manchettes avec ses taux de suicide inquiétants. Quand ça se met à mieux aller, personne n’en parle. Les résultats actuels prouvent que la prévention, ça marche », affirme Brian Mishara, président du comité organisateur du congrès et expert en prévention du suicide à l’UQAM.

     

    Depuis le sommet atteint en 1999, avec 22 suicides par 100 000 habitants, le nombre de suicides au Québec a ensuite fléchi de 4 % par année pour atteindre 13,1 en 2012. Chez les jeunes, le nombre de suicides a chuté de moitié.

     

    Lancée en 1999, la Stratégie nationale pour la prévention du suicide, axée sur la sensibilisation et les mesures de soutien aux personnes à risque, semble porter ses fruits.

     

    Dépression 2.0

     

    Plusieurs experts présents à ce congrès mondial ont fait état de nouvelles pistes pour prévenir le suicide, notamment celles offertes par les nouvelles technologies. Les intervenants doivent s’ajuster à la présence des réseaux sociaux, puisque plusieurs personnes dévoilent désormais leurs intentions suicidaires sur diverses plateformes de partage. « Les intervenants doivent pouvoir répondre par texto ou en clavardant. Bien des jeunes n’utilisent jamais leur téléphone pour faire des appels », explique ce dernier.

     

    Une équipe franco-québécoise a d’ailleurs présenté un logiciel capable de jauger quotidiennement l’état psychologique des malades hospitalisés pour tentatives de suicide. L’outil interactif peut même activer par courriel le réseau d’amis du malade quand son état se dégrade. « Les logiciels ne remplaceront jamais l’humain, mais cela offre aux personnes suicidaires un moyen rapide de trouver de l’aide et de diminuer leur souffrance », soutient Brian Mishara.













    Envoyer
    Fermer
    Les plus populaires


    Abonnez-vous à notre infolettre. Recevez l'actualité du jour, vue par Le Devoir.