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    Santé Canada modifie l’étiquetage nutritionnel

    Haro sur les sucres cachés

    13 juin 2015 |Isabelle Paré | Santé
    Dorénavant, l’étiquetage révélera la quantité totale en grammes des sucres présents dans un aliment.
    Photo: Olivier Zuida Le Devoir Dorénavant, l’étiquetage révélera la quantité totale en grammes des sucres présents dans un aliment.

    Il sera dorénavant plus facile de déchiffrer la réelle teneur en sucre des aliments achetés dans les commerces au Canada, grâce à une modification apportée à l’étiquetage nutritionnel qu’a annoncée vendredi Santé Canada.

     

    À la suite d’une consultation menée l’an dernier auprès du public et de représentants de l’industrie alimentaire, le gouvernement fédéral modifiera la façon d’informer les consommateurs sur la teneur totale en sucre d’un aliment et sur le pourcentage de la quantité de sucre quotidienne maximale recommandée pour ce même aliment. La réglementation actuelle oblige les fabricants à indiquer la liste des ingrédients en ordre décroissant, en fonction de leur quantité dans le produit.

     

    Cette règle fait en sorte que les différents sucres figurent de façon séparée sur les étiquettes, ce qui rend leur lecture complexe pour le consommateur. Dorénavant, l’étiquetage révélera la quantité totale en grammes des sucres présents dans un aliment (fructose, sucrose, sucre de canne, sirop, etc.).

     

    « Nulle part ailleurs qu’au Canada, les consommateurs disposeront de ce genre de renseignements sur la teneur en sucre des aliments qu’ils mangent. Ils pourront comprendre la quantité de sucre présente dans un produit donné, déterminer s’il contient peu ou beaucoup de sucre et savoir d’où vient ce sucre », a indiqué la ministre de la Santé, Rona Ambrose.

     

    En vertu de ce nouveau règlement, les fabricants devront aussi uniformiser la taille des portions figurant sur les étiquettes, ce qui facilitera la comparaison des produits entre eux pour le consommateur.

     

    Des représentants des milieux de la santé et de la nutrition ont réagi positivement à cette annonce, estimant qu’il s’agit d’un « pas en avant ». « Le bon point, c’est que la teneur en sucre sera rassemblée, plutôt que d’être diluée sous différentes formes de sucre. Un fabricant ne pourra plus cacher les différents sucres dans la liste des ingrédients. Cela dit, il avait été proposé aussi de distinguer les sucres naturels des sucres ajoutés, ce que ne précise pas le nouvel étiquetage », affirme Stéphanie Côté, nutritionniste pour Extenso, le centre de référence en nutrition de l’Université de Montréal.

     

    Par ailleurs, la norme de référence choisie par Santé Canada pour informer le consommateur sur l’apport quotidien en sucre s’élève à 100 grammes par jour, ce qui constitue, selon Mme Côté, une quantité excessive. En effet, cela représente le double de l’apport total quotidien maximal provenant des sucres que recommande l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

     

    Malgré ce bémol, la directrice de l’Ordre des diététistes du Québec, Paule Bernier, juge qu’il s’agit d’une grande amélioration. Auparavant exprimée uniquement en grammes, la teneur en sucre indiquée en pourcentage de la quantité maximale quotidienne aidera le public à détecter si un produit est peu ou trop sucré. « Le sucre a été beaucoup démonisé à cause des problèmes d’obésité. L’important, conclut-elle, c’est de pouvoir comprendre facilement la proportion de sucre dans un aliment en lisant une étiquette, et c’est le total qui compte. »













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