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    Compressions au CSSS de Gatineau

    Le personnel affecté au don d’organes touché

    14 février 2015 |Isabelle Paré | Santé
    Ces dernières années, la région de l’Outaouais avait réussi à obtenir un taux d’environ 91,4 personnes transplantées par million de population, ce qui devance de loin la moyenne québécoise de 64.
    Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Ces dernières années, la région de l’Outaouais avait réussi à obtenir un taux d’environ 91,4 personnes transplantées par million de population, ce qui devance de loin la moyenne québécoise de 64.

    La décision de supprimer les postes de deux infirmières affectées au don d’organes à l’hôpital de Hull soulève les critiques du syndicat et d’experts qui craignent que cela réduise à terme l’accès aux transplantations d’organes et le soutien accordé à des familles en Outaouais.

     

    Plus tôt cette semaine, le syndicat des infirmières de l’hôpital avait vivement dénoncé ces compressions au Centre de santé et des services sociaux (CSSS) de Gatineau, annoncées dans la foulée de tutelle décrétée par le ministère de la Santé à la mi-janvier. Le coup de sabre aura pour effet d’abolir un poste à temps plein et un à temps partiel.

     

    Le Dr Pierre Marsolais, coordonnateur du Centre de prélèvement d’organes (CPO) de l’hôpital Sacré-Coeur, a joint sa voix vendredi à ces critiques, convaincu que le coup de sabre donné affectera la capacité de l’hôpital de Hull à identifier des donneurs potentiels et surtout à accorder le soutien nécessaire aux familles des donneurs potentiels.

     

    Selon lui, les infirmières affectées à ce poste spécifique dans la région de Gatineau constituent un maillon essentiel dans la chaîne permettant d’augmenter le nombre de donneurs et de diminuer l’attente pour les personnes en attente de greffes. Elles soutiennent les familles de proches décédés de l’hôpital de Hull, mais aussi d’autres petits hôpitaux de la région.

     

    « Avons-nous vraiment les moyens de nous passer de cela ? Si le travail d’une infirmière réussit à générer un seul donneur de rein, elle permet à quelqu’un de survivre et fait épargner l’équivalent de 100 000 $ par année au système en coût de dialyse, soit dix fois son salaire en quelques années », déplore le Dr Marsolais.

     

    « On donne toujours tout aux personnes qui reçoivent des dons, mais rien pour les familles qui, elles, donnent tout, juste après la mort d’un proche », relance ce spécialiste, devenu le chien de garde de la transplantation d’organes.

     

    Ces dernières années, la région de l’Outaouais avait réussi à obtenir un taux d’environ 91,4 personnes transplantées par million de population, ce qui devance de loin la moyenne québécoise de 64. L’an dernier, l’identification de donneurs et le soutien aux familles au CSSS de Gatineau ont permis de réaliser le prélèvement de 25 organes, offerts à autant de receveurs. Quatorze organes ont pu être greffés en 2012 et 2013, comparativement à six en 2010.

     

    Le Dr Marsolais, qui juge cette décision « indéfendable » tant sur le plan humain que financier, souhaite que le ministère de la Santé intervienne auprès de la direction de l’hôpital.

     

    Selon ce dernier, l’abolition des postes « n’aura aucun impact sur le nombre de donneurs dans la région ».













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