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    Fluoration: faire confiance aux autorités de la santé?

    31 décembre 2014 | Santé
    Gilles Parent - ND.A., coauteur de La fluoration : autopsie d’une erreur scientifique
    Mireille Guay - Ph.D. en chimie organique, assistante de recherche en biochimie de 1975 à 1986
    Savez-vous que les produits chimiques de qualité industrielle servant à la fluoration de l’eau ne sont pas réglementés par Santé Canada?
    Photo: Olivier Zuida Le Devoir Savez-vous que les produits chimiques de qualité industrielle servant à la fluoration de l’eau ne sont pas réglementés par Santé Canada?

    Le doute scientifique doit être soulevé et le principe de précaution doit s’appliquer lorsque les autorités de la santé refusent d’assumer la responsabilité légale de la fluoration et lorsqu’elles n’ont ni les connaissances ni les compétences requises pour défendre l’efficacité et l’innocuité de cette mesure. Que ce soit Santé Canada, le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS), la Direction de santé publique ou les ordres professionnels, toutes ces instances prétendent ne pas en être légalement responsables (imputables).

     

    Au sujet de l’imputabilité, dans le traitement de deux plaintes, le Protecteur du citoyen est catégorique, aucun des organismes précités et sur lesquels il a juridiction au Québec n’est imputable relativement à la fluoration. Selon ses conclusions, les municipalités portent seules et entièrement ce lourd fardeau. C’est d’autant plus clair que, à la suite d’une demande d’accès à l’information, le MSSS fut incapable de fournir un seul document lui attribuant une quelconque responsabilité dans la fluoration.

     

    Savez-vous que les produits chimiques de qualité industrielle servant à la fluoration de l’eau ne sont pas réglementés par Santé Canada, organisme réglementaire qui les considère comme de simples « produits de traitement de l’eau » ? Or, cette classification légale n’autorise d’associer aux produits chimiques de fluoration aucune allégation thérapeutique ou nutritionnelle, et surtout pas celle de prévenir la carie dentaire. Quiconque prétendrait le contraire ferait preuve d’ignorance et d’incompétence inacceptables.

     

    Pour ce qui est des connaissances et des compétences requises, le Collège des médecins du Québec, l’Ordre des dentistes du Québec, l’Ordre des hygiénistes dentaires du Québec et l’Ordre des pharmaciens du Québec, confrontés eux aussi à des demandes d’accès, ont refusé d’y répondre, sous le motif que la fluoration ne fait partie ni de leur formation ni de leur champ de pratique. Évidemment, car ces professionnels de la santé ne reçoivent aucune formation sur les « produits chimiques de traitement de l’eau ». Leur absence de formation et de compétence sur le sujet ne fait aucun doute ! De surcroît, le cadre réglementaire de leur éthique professionnelle ne leur permettrait jamais de recommander des « produits de traitement de l’eau potable » comme agents thérapeutiques administrables à des humains pour la prévention d’une maladie.

     

    Que l’on soit simple citoyen, maire ou conseiller municipal, qui oserait faire confiance à des professionnels recommandant un traitement médical, sachant qu’ils n’ont reçu aucune formation sur ce traitement, que le sujet est hors de leur champ de pratique et de leur compétence ?

     

    Quant à faire confiance à des organismes rejetant toute imputabilité et toute responsabilité pour une mesure dont ils sont des ardents défenseurs, voilà qui laisse dubitatif et perplexe ! Le gouvernement s’est-il organisé pour laisser les municipalités porter seules toute la responsabilité et l’odieux d’une mesure nuisible et inutile ?

     

    Dans le cas de la fluoration, le doute scientifique et le principe de précaution sont conséquemment incontournables…













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