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Saint-Charles-Borromée - Les résidents doivent se sentir libres de s'exprimer, dit le tuteur

11 décembre 2003  Santé
Léonard Vincent, le tuteur du centre hospitalier Saint-Charles-Borromée.
Photo : Jacques Nadeau
Léonard Vincent, le tuteur du centre hospitalier Saint-Charles-Borromée.
Trois heures et demie après le début de l'exercice de son mandat de tuteur au centre hospitalier Saint-Charles-Borromée, Léonard Vincent a rappelé hier que la clientèle est la raison d'être de l'organisation et que, par conséquent, le personnel doit faire en sorte que les patients se sentent à l'aise d'exprimer leurs besoins sans crainte d'être traités de façon indigne et irrespectueuse.

«II faut que le message soit clair au niveau des objectifs et de ce qu'on pourrait appeler le respect, la dignité et les besoins de la clientèle», a dit en conférence de presse M. Vincent, qui compte plus de 30 années d'expérience dans le réseau de la santé et des services sociaux.

«La clientèle est la raison d'être de l'organisation. Il faut établir un rapport dans lequel les gens se sentent libres de s'exprimer de façon à leur permettre de solliciter une amélioration.»

Il estime que son principal défi sera de créer cette dynamique au cours des 120 jours dont il dispose.

M. Vincent n'en est pas à sa première expérience de tutelle puisqu'il avait été chargé d'assurer celle du CLSC Seigneurie-Beauharnois. Il a également été directeur général du centre d'accueil et du CLSC du Vieux-Lachine.

Au cours des prochains jours, M. Vincent entend poursuivre ses rencontres avec les cadres, les bénéficiaires et leurs familles ainsi que les divers groupes d'employés.

Fin janvier prochain, lors d'une deuxième rencontre avec les médias, il sera en mesure d'indiquer quelles sont les priorités et les plans d'action retenus, a-t-il avancé.

Il s'est dit confiant de mener sa tâche rondement en raison de l'ampleur des pouvoirs dont il dispose (embauche, évaluation, affectation et congédiement) et de l'appui inconditionnel promis par le ministre de la Santé, Philippe Couillard, et par la Régie régionale de la santé et des services sociaux de Montréal.

«J'ai un pouvoir rapide d'intervention. Le débat se limite avec moi-même; les décisions peuvent se prendre très rapidement», a-t-il dit.

«Utiliserez-vous votre pouvoir de congédier?», lui a demandé un journaliste.

«On est plus en appui de ressources qu'en délestage. Quand on regarde dans le rapport [d'enquête fait par Jean-Jacques Camera à la demande du ministre Couillard], le personnel d'encadrement souffre de pressions de travail trop élevées qui nécessitent un appui sur le plan de la formation», a-t-il fait valoir.

En fin de compte, M. Vincent ne croit pas que la problématique de Saint-Charles-Borromée tient uniquement au comportement de certains syndiqués.

«Il n'y a pas un seul et unique élément dans la problématique. Chacun a sa part de succès ou d'influence négative. Le défi est de créer une dynamique de collaboration», a conclu celui qui devait prendre sa retraite en janvier.






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