Centre d'hébergement clandestin - Il n'y aura pas d'enquête publique
Québec — Il n'y aura pas de commission d'enquête publique sur le centre d'hébergement clandestin et insalubre où croupissaient trois patients psychiatriques de l'Hôpital Jean-Talon.
C'est ce qu'a indiqué, hier, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard, qui juge que la direction de l'hôpital a bien réagi à la situation mise en lumière par Le Journal de Montréal dans son édition de samedi.
«Une commission d'enquête, je comprends que les gens voient ça comme une solution facile. Moi, je vois plutôt ça comme une potentialité de retarder encore plus l'action», a-t-il dit au cours d'un point de presse.
Selon le ministre, il n'est pas clair jusqu'à quel point l'Hôpital Jean-Talon a envoyé certains de ses patients à ce centre d'hébergement clandestin où les résidents subsistaient dans des conditions malsaines. Les patients étaient autonomes, et c'était à eux de choisir leur lieu de résidence, a fait valoir le ministre. «Ce n'est pas la responsabilité exclusive du réseau de la santé et des services sociaux. Il y a un problème de société là-dedans, il y un problème de pauvreté, il y a un problème de municipalité. Il faut quand même voir les choses dans leur ensemble.»
Le ministre a reconnu toutefois que les références pour des centres d'hébergement que fournissent les établissements ou les régies régionales doivent faire l'objet de vérifications. Il voit «un côté positif» à la révélation de l'existence de ce foyer insalubre. Tant l'hôpital que la régie régionale ont «reconnu et admis le problème» et ont mis en place un mécanisme de suivi. «Si l'ensemble du réseau, on transforme des problèmes en occasions d'améliorer les services, d'améliorer les soins, on va faire beaucoup de chemin comme ça», estime M. Couillard.
Par ailleurs, lors de la commission parlementaire qui se penche sur le projet de loi 25 fusionnant les établissements de santé, la porte-parole du groupe de pression Coalition Solidarité Santé, Marie Pelchat, a contesté l'affirmation de M. Couillard qui soutient que les CLSC ont obtenu davantage de fonds pour s'acquitter de leurs missions après avoir été regroupés avec des hôpitaux en région. Mme Pelchat a cité trois cas — le regroupement dans la région de Pontiac, le réseau de la santé de Kamouraska et le Carrefour de la santé de Val-Saint-François — où les centres hospitaliers avaient «vampirisé» les ressources des CLSC.
Alléguant qu'il s'agissait de «documents de travail», M. Couillard a refusé, hier, de rendre publiques les études sur lesquelles il appuie ses dires, comme l'a demandé la porte-parole de l'opposition officielle pour la santé, Louise Harel.
En outre, Coalition Solidarité Santé a fourni une liste de 826 organismes et syndicats, de 21 personnalités du domaine de la santé et 423 citoyens qui demandent au gouvernement de retirer le projet de loi 25. La coalition préconise que l'on confie la gouverne «d'une première ligne multidisciplinaire» aux CLSC et qu'on mette fin à «la médecine fast-food» en abolissant le paiement à l'acte pour rémunérer les médecins. «On ne doit pas renforcer la médecine entrepreneuriale», estime Marie Pelchat.
C'est ce qu'a indiqué, hier, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard, qui juge que la direction de l'hôpital a bien réagi à la situation mise en lumière par Le Journal de Montréal dans son édition de samedi.
«Une commission d'enquête, je comprends que les gens voient ça comme une solution facile. Moi, je vois plutôt ça comme une potentialité de retarder encore plus l'action», a-t-il dit au cours d'un point de presse.
Selon le ministre, il n'est pas clair jusqu'à quel point l'Hôpital Jean-Talon a envoyé certains de ses patients à ce centre d'hébergement clandestin où les résidents subsistaient dans des conditions malsaines. Les patients étaient autonomes, et c'était à eux de choisir leur lieu de résidence, a fait valoir le ministre. «Ce n'est pas la responsabilité exclusive du réseau de la santé et des services sociaux. Il y a un problème de société là-dedans, il y un problème de pauvreté, il y a un problème de municipalité. Il faut quand même voir les choses dans leur ensemble.»
Le ministre a reconnu toutefois que les références pour des centres d'hébergement que fournissent les établissements ou les régies régionales doivent faire l'objet de vérifications. Il voit «un côté positif» à la révélation de l'existence de ce foyer insalubre. Tant l'hôpital que la régie régionale ont «reconnu et admis le problème» et ont mis en place un mécanisme de suivi. «Si l'ensemble du réseau, on transforme des problèmes en occasions d'améliorer les services, d'améliorer les soins, on va faire beaucoup de chemin comme ça», estime M. Couillard.
Par ailleurs, lors de la commission parlementaire qui se penche sur le projet de loi 25 fusionnant les établissements de santé, la porte-parole du groupe de pression Coalition Solidarité Santé, Marie Pelchat, a contesté l'affirmation de M. Couillard qui soutient que les CLSC ont obtenu davantage de fonds pour s'acquitter de leurs missions après avoir été regroupés avec des hôpitaux en région. Mme Pelchat a cité trois cas — le regroupement dans la région de Pontiac, le réseau de la santé de Kamouraska et le Carrefour de la santé de Val-Saint-François — où les centres hospitaliers avaient «vampirisé» les ressources des CLSC.
Alléguant qu'il s'agissait de «documents de travail», M. Couillard a refusé, hier, de rendre publiques les études sur lesquelles il appuie ses dires, comme l'a demandé la porte-parole de l'opposition officielle pour la santé, Louise Harel.
En outre, Coalition Solidarité Santé a fourni une liste de 826 organismes et syndicats, de 21 personnalités du domaine de la santé et 423 citoyens qui demandent au gouvernement de retirer le projet de loi 25. La coalition préconise que l'on confie la gouverne «d'une première ligne multidisciplinaire» aux CLSC et qu'on mette fin à «la médecine fast-food» en abolissant le paiement à l'acte pour rémunérer les médecins. «On ne doit pas renforcer la médecine entrepreneuriale», estime Marie Pelchat.
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