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    Projet de loi 10

    Les critiques s’accumulent

    23 octobre 2014 |Amélie Daoust-Boisvert | Santé

    Une réforme qui ne peut donner les résultats promis aux patients, un projet de loi qui ne garantit pas que Gaétan Barrette tiendra ses promesses : pour la troisième journée de la commission parlementaire sur le projet de loi 10, le ministre de la Santé et des Services sociaux a dû continuer à répondre à de multiples critiques.

     

    Le chercheur Damien Contandriopoulos est venu dire que la réforme proposée, à la lumière de la littérature scientifique disponible, « ne produira pas les résultats visés ». « Il n’y a rien dans le projet de loi qui soit susceptible de transformer la façon dont les soins sont offerts », tranche-t-il.

     

    « Les données sont unanimes, selon le chercheur à l’Institut de recherche en santé publique de l’Université de Montréal. Les fusions administratives n’amènent pas l’intégration des soins. Au contraire. Elles monopolisent l’attention des administrateurs et peuvent mettre en danger la qualité des soins. Des études américaines ont même noté une augmentation de la mortalité [à la suite de fusions]. »

     

    Ce à quoi le ministre a répliqué qu’il s’inspirait d’un des systèmes les plus performants au monde, soit celui de Kaiser Permanente, aux États-Unis.

     

    Une « mise sous tutelle »

     

    Les médecins résidents dénoncent de leur côté une « apparente mise sous tutelle indifférenciée à la grandeur de la province » et la centralisation des pouvoirs entre les mains du ministre.

     

    Le président de la Fédération des médecins résident du Québec, le Dr Joseph Dahine, dit refuser de « signer un chèque en blanc » au ministre.

     

    Comme il l’a fait à plusieurs reprises depuis le début des travaux, aux critiques du Dr Dahine, Gaétan Barrette a tenu à préciser que le projet de loi visait justement à « aborder les problèmes que vous mettez sur la table ». Le ministre s’est engagé concernant certaines de ces inquiétudes, notamment à ne pas obliger les médecins à travailler dans tous les établissements d’une région.

     

    « Ces engagements, êtes-vous capables de les intégrer dans une réécriture du projet de loi ? », a demandé le Dr Dahine. Le ministre a acquiescé, mais précisant « des choses se disent et d’autres pas dans un projet de loi ».

     

    « Je ne suis pas certain que la centralisation répond à la problématique sur laquelle nous sommes d’accord », a toutefois mis en doute le Dr Dahine. « Pourquoi ne pas procéder à des modifications plus chirurgicales plutôt que de faire table rase et de bouleverser le réseau pendant plusieurs années ? »













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