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    Allaitement en public : Rosemont appuie les mères

    Une mère soulève un mouvement de sympathie après s’être fait interdire d’allaiter à la pataugeoire

    4 juillet 2014 |Amélie Daoust-Boisvert | Santé
    Mélodie Nelson se rafraîchissait avec ses deux enfants à la pataugeoire quand, alors qu’elle allaitait son garçon d’un an, un sauveteur est venu lui demander d’arrêter.
    Photo: Jacques Nadeau Archives Le Devoir Mélodie Nelson se rafraîchissait avec ses deux enfants à la pataugeoire quand, alors qu’elle allaitait son garçon d’un an, un sauveteur est venu lui demander d’arrêter.

    Une séance d’allaitement collectif se tiendra ce vendredi en appui à une mère de Rosemont–La Petite-Patrie qui s’est fait demander de cesser d’allaiter son enfant à la pataugeoire, mercredi dernier. Elle portera plainte à la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse.

     

     

    Après avoir affirmé que l’arrondissement soutient l’allaitement en public, le maire d’arrondissement François Croteau a toutefois semé la confusion en fin de journée jeudi. Il a dit sur Twitter qu’il est permis « d’allaiter partout à la pataugeoire, mais pas dans l’eau pour des raisons d’hygiène et de sécurité. La dame était dans le milieu de la pataugeoire, dans l’eau. Nous lui avons demandé d’allaiter hors de l’eau ».

     

    Mélodie Nelson se rafraîchissait avec ses deux enfants à la pataugeoire du parc Lafond quand, alors qu’elle allaitait son garçon d’un an, un sauveteur est venu lui demander d’arrêter. « Il m’a dit que c’était interdit et que je devais cesser d’allaiter, raconte-t-elle. J’ai refusé. »

     

    Elle poursuit. « Le ton a monté, il semblait exaspéré. J’ai fini par dire que je ne partirais pas, à moins qu’il me donne un billet relatant l’événement ou… qu’il appelle la police ! » Le sauveteur s’est éloigné, et elle a quitté les lieux environ dix minutes plus tard, pour aller vaquer à d’autres activités.

     

    Interpellé sur les réseaux sociaux, François Croteau a réagi rapidement. Dès jeudi matin, les sauveteurs ont été avertis. « Il est permis d’allaiter en tout temps et nous encourageons même les femmes à ne pas se gêner pour allaiter où bon leur semble », dit Serge Fortin, responsable des communications pour l’arrondissement. En entrevue avec Le Devoir, il n’a fait aucune distinction entre le fait d’être dans l’eau ou non.

     

    En février 2013, la Ville de Gatineau avait dû reculer concernant un règlement interdisant l’allaitement à la piscine. Le règlement avait soulevé un tollé. Après vérification, la Ville avait dû reculer, car allaiter, même avec une partie du corps immergée, n’affecte pas la salubrité, avait décrété Québec, rapportait Le Droit. De plus, la Ville craignait de s’exposer à des poursuites.

     

    En effet, l’allaitement en public est protégé en vertu de la Charte des droits et libertés de la personne. La Cour suprême du Canada a également statué en faveur de l’allaitement dans les lieux publics.

     

    Ébruitée sur Facebook et par le média en ligne Rue Masson, l’affaire a provoqué un élan de solidarité. Plusieurs femmes prévoient de se rendre à la pataugeoire vendredi en fin de journée afin d’allaiter. « C’est un geste de solidarité et de soutien, et non pas de dénonciation », explique Mme Nelson.

     

    L’arrondissement ne s’oppose pas à la tenue de l’événement. « C’est leur liberté,dit Serge Fortin. Mais il n’y a pas vraiment de situation à dénoncer, car ça ne devrait pas se reproduire. »

     

     













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