Chute du nombre de nouveaux médecins en régions
5 novembre 2003
Santé
Le nombre de nouveaux médecins de famille qui acceptent de pratiquer dans les régions éloignées a fondu de moitié cette année, en raison d'un changement mal planifié dans leur mode de rémunération.
La Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) attribue entre autres cette baisse au fait que les mesures punitives imposées aux jeunes médecins qui n'allaient pas pratiquer en région éloignée ont été abolies le 1er juin dernier, alors que les nouvelles mesures devant les inciter à y aller ne sont entrées en vigueur que le 1er octobre.
Le décret punitif, qui était en vigueur depuis 1982, imposait aux nouveaux médecins une pénalité de 30 % de leur rémunération s'ils ne s'établissaient pas en région éloignée. Les nouvelles mesures prévoient plutôt une rémunération bonifiée de 20 à 25 % pour les trois premières années de pratique en région éloignée et de 25 à 30 % pour les années subséquentes. Le président de la FMOQ, le Dr Renald Dutil, a confirmé en entrevue à l'agence NTR que l'impact de l'abolition des mesures punitives a été significatif en 2003.
«Traditionnellement, environ 22 % des finissants en médecine familiale allaient pratiquer dans des territoares désignés (Gaspésie, Côte-Nord, Abitibi, Bas-Saint-Laurent et Saguenay-Lac-Saint-Jean). Cette année, on constate que c'est à peu près 10 %.»
Le Dr Dutil ajoute qu'il avait averti le gouvernement du Québec d'un tel risque s'il y avait un délai entre le retrait des mesures punitives et l'entrée en vigueur des nouvelles mesures incitatives.
«Nous avions insisté dès octobre 2002, en commission parlementaire, pour que les mesures incitatives soient mises en place en même temps que l'abolition du décret punitif pour ne pas fragiliser les régions. Nous n'avons eu le budget pour les mesures incitatives que le 1er octobre, soit trois mois plus tard. Or, à cette date, les finissants en médecine familiale avaient fait leur choix sur leur lieu de pratique.»
Le Dr Dutil précise toutefois que l'abolition du décret en question n'explique pas à elle seule cette chute. «Les jeunes médecins ont très peur d'aller dans un territoire éloigné et de ne plus pouvoir revenir en ville», dit-il.
Ils craignent notamment de voir leur retour bloqué par les plans régionaux d'effectifs, qui doivent être mis en place en janvier prochain. Ceux-ci prévoient un certain nombre de médecins dans chaque région et ceux qui voudront y pratiquer en surplus de ce quota seront à leur tour pénalisés à hauteur de 30 % de leur rémunération.
«La loi permet aux jeunes médecins de revenir en ville même lorsque le plan des effectifs médicaux sera complet, mais tous les débats qui entourent la mise en place de ces plans effraient un peu nos jeunes finissants, précise le Dr Dutil. Même si on essaie de les rassurer, cette crainte est toujours présente chez nos jeunes médecins.»
Il faudra donc attendre les promotions de l'hiver et du printemps prochains pour savoir si les mesures incitatives permettront de ramener la même proportion de jeunes médecins dans les régions éloignées.
La Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) attribue entre autres cette baisse au fait que les mesures punitives imposées aux jeunes médecins qui n'allaient pas pratiquer en région éloignée ont été abolies le 1er juin dernier, alors que les nouvelles mesures devant les inciter à y aller ne sont entrées en vigueur que le 1er octobre.
Le décret punitif, qui était en vigueur depuis 1982, imposait aux nouveaux médecins une pénalité de 30 % de leur rémunération s'ils ne s'établissaient pas en région éloignée. Les nouvelles mesures prévoient plutôt une rémunération bonifiée de 20 à 25 % pour les trois premières années de pratique en région éloignée et de 25 à 30 % pour les années subséquentes. Le président de la FMOQ, le Dr Renald Dutil, a confirmé en entrevue à l'agence NTR que l'impact de l'abolition des mesures punitives a été significatif en 2003.
«Traditionnellement, environ 22 % des finissants en médecine familiale allaient pratiquer dans des territoares désignés (Gaspésie, Côte-Nord, Abitibi, Bas-Saint-Laurent et Saguenay-Lac-Saint-Jean). Cette année, on constate que c'est à peu près 10 %.»
Le Dr Dutil ajoute qu'il avait averti le gouvernement du Québec d'un tel risque s'il y avait un délai entre le retrait des mesures punitives et l'entrée en vigueur des nouvelles mesures incitatives.
«Nous avions insisté dès octobre 2002, en commission parlementaire, pour que les mesures incitatives soient mises en place en même temps que l'abolition du décret punitif pour ne pas fragiliser les régions. Nous n'avons eu le budget pour les mesures incitatives que le 1er octobre, soit trois mois plus tard. Or, à cette date, les finissants en médecine familiale avaient fait leur choix sur leur lieu de pratique.»
Le Dr Dutil précise toutefois que l'abolition du décret en question n'explique pas à elle seule cette chute. «Les jeunes médecins ont très peur d'aller dans un territoire éloigné et de ne plus pouvoir revenir en ville», dit-il.
Ils craignent notamment de voir leur retour bloqué par les plans régionaux d'effectifs, qui doivent être mis en place en janvier prochain. Ceux-ci prévoient un certain nombre de médecins dans chaque région et ceux qui voudront y pratiquer en surplus de ce quota seront à leur tour pénalisés à hauteur de 30 % de leur rémunération.
«La loi permet aux jeunes médecins de revenir en ville même lorsque le plan des effectifs médicaux sera complet, mais tous les débats qui entourent la mise en place de ces plans effraient un peu nos jeunes finissants, précise le Dr Dutil. Même si on essaie de les rassurer, cette crainte est toujours présente chez nos jeunes médecins.»
Il faudra donc attendre les promotions de l'hiver et du printemps prochains pour savoir si les mesures incitatives permettront de ramener la même proportion de jeunes médecins dans les régions éloignées.
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