Accès à des services de santé en anglais - Québec acceptera l'argent d'Ottawa
Québec — Le gouvernement Charest ne lèvera pas le nez sur l'argent d'Ottawa pour financer l'accès à des services en anglais dans le réseau québécois de la santé comme l'avait fait le gouvernement péquiste.
Russell Williams, député de Nelligan et adjoint parlementaire du ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard, a indiqué au Devoir que le gouvernement québécois était en discussions avec le gouvernement fédéral pour raviver une entente fédérale-provinciale visant le financement de l'accès à des services en anglais dans le réseau de la santé.
En vertu de son programme de promotion des langues officielles, Patrimoine Canada offre des sommes aux provinces pour qu'elles assurent des services aux minorités de l'une ou l'autre des langues officielles dans des domaines autres que l'éducation. Jugeant notamment qu'il s'agissait d'un empiétement dans un champ de compétence exclusive du Québec, le gouvernement du Parti québécois avait décidé en janvier 2000 de ne pas reconduire l'entente. Cette entente portait sur une somme de 2,5 millions répartis sur cinq ans, a précisé M. Williams.
Le gouvernement Charest vient aussi de reconstituer le comité-conseil sur l'accès aux services en langue anglaise dans le réseau de la santé. «On veut revenir à la lettre et à l'esprit de la loi 142», a dit M. Williams. Adoptée par un gouvernement libéral en 1986, la loi 142 assure aux anglophones un accès à des services dans leur langue dans le réseau de la santé partout au Québec, compte tenu toutefois de la disponibilité des ressources humaines au sein du réseau et de la capacité financière du gouvernement. La loi garantit également l'accès à des services en français dans les établissements anglophones.
En outre, le ministre Couillard a annoncé, hier, la mise sur pied d'un Secrétariat à l'accès aux services en langue anglaise. Cette unité administrative, basée à Montréal, sera dirigée par Julie Desjardins, ex-directrice générale par intérim du Centre régional de la santé et des services sociaux de la Baie-James. En tout, le ministère a affecté trois personnes à ce nouveau service.
Au début de 2002, les membres du comité-conseil, qui représentent la communauté anglophone, avaient démissionné en bloc pour protester contre la décision du ministre de la santé et des Services sociaux de l'époque, Rémy Trudel, de réduire le nombre de postes bilingues dans le réseau de la santé.
Sur la recommandation de ses fonctionnaires, M. Trudel entendait réduire le nombre de postes exigeant la connaissance de l'anglais dans le réseau de la santé afin de mettre fin à «la confusion quant à la langue d'usage». Le ministre devait présenter une politique ministérielle à ce sujet pour remplacer le «cadre de référence» de 1994, établi par le ministère, pour assurer l'accès aux services de santé et aux services sociaux en langue anglaise.
Cette intention du ministre a soulevé un tollé dans la communauté anglophone. Le successeur de M. Trudel, François Legault, a eu tôt fait de jeter le projet aux oubliettes, affirmant au printemps 2002 qu'il n'avait pas l'intention de toucher à l'équilibre linguistique dans le réseau de la santé.
La députée d'Hochelaga-Maisonneuve et porte-parole de l'opposition officielle pour la santé, Louise Harel, estime que M. Williams devrait veiller à l'application de la loi 142 dans son ensemble, tant pour les francophones que pour les anglophones. «Je pourrais recommander à l'adjoint du ministre, M. Williams, de s'intéresser autant à l'accès des services en français à McGill qu'à l'accès des services en anglais dans les institutions francophones», a-t-elle dit hier. La députée s'est étonnée que le nouveau secrétariat créé par le ministre Couillard ne porte pas sur l'accès aux services dans les deux langues comme le prévoit la loi 142.
Russell Williams, député de Nelligan et adjoint parlementaire du ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard, a indiqué au Devoir que le gouvernement québécois était en discussions avec le gouvernement fédéral pour raviver une entente fédérale-provinciale visant le financement de l'accès à des services en anglais dans le réseau de la santé.
En vertu de son programme de promotion des langues officielles, Patrimoine Canada offre des sommes aux provinces pour qu'elles assurent des services aux minorités de l'une ou l'autre des langues officielles dans des domaines autres que l'éducation. Jugeant notamment qu'il s'agissait d'un empiétement dans un champ de compétence exclusive du Québec, le gouvernement du Parti québécois avait décidé en janvier 2000 de ne pas reconduire l'entente. Cette entente portait sur une somme de 2,5 millions répartis sur cinq ans, a précisé M. Williams.
Le gouvernement Charest vient aussi de reconstituer le comité-conseil sur l'accès aux services en langue anglaise dans le réseau de la santé. «On veut revenir à la lettre et à l'esprit de la loi 142», a dit M. Williams. Adoptée par un gouvernement libéral en 1986, la loi 142 assure aux anglophones un accès à des services dans leur langue dans le réseau de la santé partout au Québec, compte tenu toutefois de la disponibilité des ressources humaines au sein du réseau et de la capacité financière du gouvernement. La loi garantit également l'accès à des services en français dans les établissements anglophones.
En outre, le ministre Couillard a annoncé, hier, la mise sur pied d'un Secrétariat à l'accès aux services en langue anglaise. Cette unité administrative, basée à Montréal, sera dirigée par Julie Desjardins, ex-directrice générale par intérim du Centre régional de la santé et des services sociaux de la Baie-James. En tout, le ministère a affecté trois personnes à ce nouveau service.
Au début de 2002, les membres du comité-conseil, qui représentent la communauté anglophone, avaient démissionné en bloc pour protester contre la décision du ministre de la santé et des Services sociaux de l'époque, Rémy Trudel, de réduire le nombre de postes bilingues dans le réseau de la santé.
Sur la recommandation de ses fonctionnaires, M. Trudel entendait réduire le nombre de postes exigeant la connaissance de l'anglais dans le réseau de la santé afin de mettre fin à «la confusion quant à la langue d'usage». Le ministre devait présenter une politique ministérielle à ce sujet pour remplacer le «cadre de référence» de 1994, établi par le ministère, pour assurer l'accès aux services de santé et aux services sociaux en langue anglaise.
Cette intention du ministre a soulevé un tollé dans la communauté anglophone. Le successeur de M. Trudel, François Legault, a eu tôt fait de jeter le projet aux oubliettes, affirmant au printemps 2002 qu'il n'avait pas l'intention de toucher à l'équilibre linguistique dans le réseau de la santé.
La députée d'Hochelaga-Maisonneuve et porte-parole de l'opposition officielle pour la santé, Louise Harel, estime que M. Williams devrait veiller à l'application de la loi 142 dans son ensemble, tant pour les francophones que pour les anglophones. «Je pourrais recommander à l'adjoint du ministre, M. Williams, de s'intéresser autant à l'accès des services en français à McGill qu'à l'accès des services en anglais dans les institutions francophones», a-t-elle dit hier. La députée s'est étonnée que le nouveau secrétariat créé par le ministre Couillard ne porte pas sur l'accès aux services dans les deux langues comme le prévoit la loi 142.
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