Soulager la polyarthrite en causant l'hépatite
Les plus récents médicaments antirhumatismaux, dits agents biologiques, dont on vante l'efficacité pour traiter les personnes atteintes de polyarthrite rhumatoïde seraient beaucoup plus nocifs que les traitements traditionnellement employés pour freiner les effets dévastateurs de cette maladie qui frappe un Canadien sur 100.
Samy Suissa, directeur de la clinique d'épidémiologie du Centre universitaire de santé McGill, a fait cette découverte alors qu'il cherchait à mesurer l'ampleur des effets secondaires du léflunomide, un médicament autorisé en 1998 et qui fait partie de cette nouvelle génération d'agents antirhumatismaux modificateurs de la maladie (ARMM), qui non seulement atténuent les symptômes de la maladie, mais en ralentissent la progression.
Maladie inflammatoire qui engendre douleur, gonflement et raideur des articulations et qui finit par provoquer la destruction du cartilage et de l'os les composant, la polyarthrite rhumatoïde touche deux fois plus souvent les femmes que les hommes. À l'heure actuelle, aucun médicament ne permet de guérir cette maladie; les ARMM permettent toutefois d'en freiner l'évolution.
Effets secondaires
Samy Suissa a passé en revue l'histoire médicale de 40 000 patients traités avec un ARMM, grâce à un accès aux données provenant de deux compagnies d'assurances américaines et de Medicaid, le système d'assurance-médicament pour les personnes âgées aux États-Unis.
Il est alors apparu que le léflunomide entraînait les mêmes effets secondaires sur le foie que le méthotrexate, un ARMM plus ancien mais utilisé très couramment pour le traitement de la polyarthrite rhumatoïde. «Mais par hasard, nous avons trouvé que les patients qui recevaient un des nouveaux ARMM biologiques, désignés sous le nom de traitement anti-TNF [tumor necrosis factor], couraient quant à eux un risque cinq fois plus élevé de souffrir d'une hépatite aiguë, une maladie du foie grave qui peut dans certains cas entraîner la mort, que ceux qui étaient traités avec les autres ARMM», affirme Samy Suissa qui présentait hier ces résultats à la réunion scientifique annuelle du Collège américain de rhumatologie en Floride.
«Nous recommandons donc qu'une étude clinique sérieuse soit menée avec ces nouveaux agents biologiques afin de vérifier s'ils provoquent des effets secondaires aussi graves que nos résultats le laissent croire, conclut Samy Suissa. Il serait important qu'une telle étude soit effectuée le plus rapidement possible afin de ne pas mettre les patients en danger.» Les études cliniques précédant la mise en marché de ces nouveaux médicaments n'ont pas permis de déceler ces problèmes qui demeurent néanmoins très rares, affectant cinq patients sur 10 000 annuellement, prévient le chercheur. Seules des études recrutant un très grand nombre de sujets, comme celle conduite par Sami Suissa, ont le pouvoir de les révéler.
Samy Suissa, directeur de la clinique d'épidémiologie du Centre universitaire de santé McGill, a fait cette découverte alors qu'il cherchait à mesurer l'ampleur des effets secondaires du léflunomide, un médicament autorisé en 1998 et qui fait partie de cette nouvelle génération d'agents antirhumatismaux modificateurs de la maladie (ARMM), qui non seulement atténuent les symptômes de la maladie, mais en ralentissent la progression.
Maladie inflammatoire qui engendre douleur, gonflement et raideur des articulations et qui finit par provoquer la destruction du cartilage et de l'os les composant, la polyarthrite rhumatoïde touche deux fois plus souvent les femmes que les hommes. À l'heure actuelle, aucun médicament ne permet de guérir cette maladie; les ARMM permettent toutefois d'en freiner l'évolution.
Effets secondaires
Samy Suissa a passé en revue l'histoire médicale de 40 000 patients traités avec un ARMM, grâce à un accès aux données provenant de deux compagnies d'assurances américaines et de Medicaid, le système d'assurance-médicament pour les personnes âgées aux États-Unis.
Il est alors apparu que le léflunomide entraînait les mêmes effets secondaires sur le foie que le méthotrexate, un ARMM plus ancien mais utilisé très couramment pour le traitement de la polyarthrite rhumatoïde. «Mais par hasard, nous avons trouvé que les patients qui recevaient un des nouveaux ARMM biologiques, désignés sous le nom de traitement anti-TNF [tumor necrosis factor], couraient quant à eux un risque cinq fois plus élevé de souffrir d'une hépatite aiguë, une maladie du foie grave qui peut dans certains cas entraîner la mort, que ceux qui étaient traités avec les autres ARMM», affirme Samy Suissa qui présentait hier ces résultats à la réunion scientifique annuelle du Collège américain de rhumatologie en Floride.
«Nous recommandons donc qu'une étude clinique sérieuse soit menée avec ces nouveaux agents biologiques afin de vérifier s'ils provoquent des effets secondaires aussi graves que nos résultats le laissent croire, conclut Samy Suissa. Il serait important qu'une telle étude soit effectuée le plus rapidement possible afin de ne pas mettre les patients en danger.» Les études cliniques précédant la mise en marché de ces nouveaux médicaments n'ont pas permis de déceler ces problèmes qui demeurent néanmoins très rares, affectant cinq patients sur 10 000 annuellement, prévient le chercheur. Seules des études recrutant un très grand nombre de sujets, comme celle conduite par Sami Suissa, ont le pouvoir de les révéler.
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