Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Connectez-vous

    Soins à domicile - Hébert favorable aux amendes pour sortir les aînés des hôpitaux

    1 octobre 2013 |Amélie Daoust-Boisvert | Santé
    «L’hôpital, ce n’est pas un milieu de vie pour une personne âgée», tranche le ministre Réjean Hébert en entrevue avec Le Devoir. 
    Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir «L’hôpital, ce n’est pas un milieu de vie pour une personne âgée», tranche le ministre Réjean Hébert en entrevue avec Le Devoir. 

    Le ministre de la Santé, Réjean Hébert, approuve la méthode coercitive prise par Montréal pour sortir les aînés des hôpitaux. Les établissements qui seront incapables de fournir les soins dans la communauté aux personnes âgées qui pourraient ainsi recevoir leur congé de l’hôpital se verront asséner une amende de 984 $ par jour par patient, le coût d’un lit.

     

    La mesure s’appliquera dès le 17 novembre prochain, révélait La Presse lundi. L’Agence de la santé de Montréal l’a confirmé dans une directive en juillet. Tout patient qui se trouve toujours à l’hôpital huit jours après avoir été déclaré médicalement apte entraînera une pénalité pour le CSSS - l’entité administrative qui organise les soins à domicile. Environ 210 lits seraient concernés sur l’île. Les CSSS montréalais risquent donc une pénalité de plus de 200 000 $ par jour.

     

    « L’hôpital, ce n’est pas un milieu de vie pour une personne âgée », tranche le ministre Réjean Hébert en entrevue avec Le Devoir. « On a injecté 17 millions dans les soins à domicile à Montréal. C’est la responsabilité des CSSS et on est en droit de s’attendre à [des résultats] ». Le ministre croit que la mesure va les « responsabiliser. »

     

    Réjean Hébert soutient qu’en Estrie, une mesure semblable porte ses fruits.

     

    Pensée magique

     

    Mais les syndicats dénoncent la pensée magique. « On croit que les gens se tournent les pouces et que c’est pour ça que les gens sont dans des lits d’hôpitaux ? », dénonce Régine Laurent, la présidente de la FIQ, le plus grand syndicat infirmier.

     

    Pour Luc Bastien à la FSSS-CSN, Québec a beau se vanter d’avoir investi quelques millions dans les soins à domiciles à Montréal, « c’est plus de 100 millions qui ont été coupés du budget total des établissements ».

     

    Du côté de l’APTS, Francis Collin, indique que rien ne porte à croire que les CSSS recrutent du personnel pour fournir les efforts supplémentaires.

     

    Au CHUM seulement, plus d’une centaine de patients occupent des lits en attente d’une autre solution, dont 75 en attente d’une place en hébergement.

     

    À l’Agence de la santé de Montréal, on martèle qu’on souhaite « que la première option soit les soins à domicile ». Le directeur des affaires institutionnelles et des ressources humaines, Vincent Lehouiller, n’exclut pas que des aînés qui attendent à l’hôpital une place en CHSLD puissent être redirigés vers leur domicile. Mais « il n’est pas question de retourner à la maison des patients instables ou pour qui le niveau de services n’est pas adéquat », assure-t-il.

     

    Selon lui, on peut maintenant y soutenir des cas plus lourds. Depuis la publication de la directive, il concède que la situation n’a pas encore connu d’amélioration, mais qu’il croit que les solutions « pointent à l’horizon ».













    Envoyer
    Fermer
    Les plus populaires


    Abonnez-vous à notre infolettre. Recevez l'actualité du jour, vue par Le Devoir.