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    Aide médicale à mourir - Les dernières volontés avant l’inaptitude doivent être respectées, dit le Barreau

    20 septembre 2013 |Amélie Daoust-Boisvert | Santé

    La délicate question de l’accès à l’aide médicale à mourir pour les personnes inaptes a continué à occuper les discussions de la commission étudiant le projet de loi 52 sur les soins de fin de vie, jeudi. Le Barreau du Québec est d’avis que Québec pourrait ouvrir la porte dans le cas des personnes qui auraient donné des directives en ce sens avant de devenir inaptes.

     

    Pour le Barreau, ces volontés ultimes doivent être inscrites dans les directives médicales anticipées, et elles devraient être « pleinement considérées » une fois la personne devenue inapte. « La primauté des volontés de la personne signifie qu’il faut donner effet non seulement aux volontés exprimées en temps réel, mais aussi aux volontés anticipées », dit le Barreau.

     

    Pour l’instant, les malades ne peuvent qu’affirmer, dans leurs directives anticipées, qu’ils refusent d’être alimentés et hydratés artificiellement lorsque la mort sera proche. Ce qui fait dire à Me Claude Doyon que « cette fin est une grève de la faim, la personne va souffrir dans son corps, dans son être. C’est pour ça que nous sommes heureux qu’un projet de loi de cette envergure » donne une autre porte de sortie possible.

     

    La question du consentement éclairé dans de tels cas préoccupe par ailleurs les médecins. Plus tôt dans la journée, la Dre Annie Léger, de l’Association des Conseils des médecins, dentistes et pharmaciens, est venue expliquer aux parlementaires que « développer les relations humaines requises pour obtenir un consentement éclairé en fin de vie, les universités nous préparent mal à cela ». Pour elle, « 95 % du travail qui va découler du projet de loi, c’est de l’information, pas de pousser sur la seringue ».

     

    Dans le cas d’une demande d’aide médicale à mourir où le médecin refusera, justement, de tenir cette seringue létale, elle se fait rassurante : les médecins collaboreront à la recherche de solutions. Car « on ne laisse jamais tomber un patient ».

     

    L’Assemblée des évêques catholiques du Québec est le premier groupe à venir exprimer son désaccord profond avec le projet de loi 52. « Les soins de fin de vie doivent exclure clairement la sédation palliative terminale et l’aide médicale à mourir », est venu plaider l’évêque de Valleyfield Noël Simard, qui estime que les soins palliatifs permettent de « vivre la mort avec courage et dignité ».

     

    Et Ottawa?

     

    La députée libérale Stéphanie Lavallée a évoqué « l’éléphant dans la pièce » : une possible contestation de la loi par le fédéral.

     

    La bâtonnière du Québec, Me Johanne Brodeur, ne craint pas ce scénario : « Lorsque les parlementaires croient qu’une loi est constitutionnelle, ils devraient l’adopter en dépit des craintes. Nous croyons que le Québec a toutes les compétences pour adopter cette loi. »

     

    Pour son collègue, Me Marc Sauvé, le fait que le projet de loi 52 s’inscrive dans le système de santé assure « qu’on est dans le domaine de compétence de l’Assemblée nationale ».

     
     
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