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    Assemblée de l’Association médicale canadienne - Les médecins québécois ont dû s’expliquer sur l’aide médicale à mourir

    20 août 2013 |Amélie Daoust-Boisvert | Santé
    Le projet de loi 52 du gouvernement du Québec encadre entre autres l’aide médicale à mourir.
    Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Le projet de loi 52 du gouvernement du Québec encadre entre autres l’aide médicale à mourir.
    Soins aux aînés : «problème» national

    Les Canadiens semblent très préoccupés par les soins de santé pour les aînés et, dans tout le pays, il n’y a qu’au Québec qu’une majorité de gens croit que les hôpitaux et les centres de soins de longue durée suffiront pour répondre à leurs besoins dans leur région. Ces constatations ressortent d’un sondage Ipsos Reid mené pour le compte de l’Association médicale canadienne, qui a été dévoilé lundi. Ainsi, 89 % des répondants ont dit croire que les soins donnés aux aînés représentaient un problème d’intérêt national, qui devrait intéresser tous les ordres de gouvernement : fédéral, provincial et municipal. De même, dans chaque province, c’est une minorité qui se dit convaincue que les hôpitaux et les CHSLD seront capables de gérer les besoins des aînés dans leur région. Le sondage a été mené auprès de 1000 répondants adultes, du 17 au 26 juillet. Il comporte une marge d’erreur de 3,1 points de pourcentage, dans 95 % des cas.

    La Presse canadienne

    Des médecins québécois ont pris le micro pour expliquer devant leurs collègues canadiens pourquoi ils appuient le projet de loi 52 du gouvernement du Québec, lequel encadre entre autres l’aide médicale à mourir.

     

    Lors des débats qui se sont tenus lundi dans le cadre de la 146e assemblée annuelle de l’Association médicale canadienne (AMC) à Calgary, l’inquiétude de plusieurs médecins canadiens était palpable.

     

    « Nous ne croyons pas que l’aide médicale à mourir fasse partie du continuum des soins palliatifs », a lancé au parterre la présidente de la Société canadienne des médecins de soins palliatifs, la Dre Doris Barwich, lors d’un débat. D’ailleurs, plusieurs des médecins qui se sont exprimés oeuvraient en soins palliatifs.

     

    « Si le suicide assisté devient légal, on ne devrait pas s’associer à ça ! », a averti un autre en s’adressant aux membres du conseil d’administration de l’AMC.

     

    Pour un autre, « devenu médecin pour sauver des vies », pas question « que les médecins soient dépeints comme ceux qui amènent la mort ». « Je ne suis pas intéressé. Comme médecin, je veux m’occuper du bien-être du patient », de renchérir un collègue.

     

    Le président de l’Association médicale du Québec (AMQ), le Dr Laurent Marcoux, s’est levé pour expliquer le projet de loi 52. « C’est une décision de société, et nous sommes au service de la société. Au Québec, nous avons cette discussion depuis quatre ans, et la grande majorité de la population souhaite qu’on aille jusqu’à permettre l’assistance à mourir ». Il a rappelé que deux médecins québécois sur trois considèrent que l’aide médicale à mourir est un soin approprié en fin de vie.

     

    « Il faut se libérer de l’attitude paternaliste du dernier siècle. Dans la dernière étape qu’est la mort, ce n’est pas en contradiction avec notre devoir d’aider les patients », a soutenu le Dr Pierre Harvey, vice-président à l’AMQ.

     

    Les opinions sont divisées dans les rangs médicaux, même au Québec, où des médecins opposés au projet de loi 52 continuent à manifester leur mécontentement malgré le consensus social qui émerge des sondages. « En 23 ans, je n’ai jamais eu de véritable demande d’euthanasie », est venue confier aux participants de l’assemblée annuelle de l’AMC une Québécoise, médecin en soins palliatifs, ajoutant craindre que l’aide médicale à mourir ne soit utilisée « à cause d’un manque de ressources ».

     

    Première allocution de Rona Ambrose

     

    L’événement a été l’occasion pour la nouvelle ministre fédérale de la Santé, Rona Ambrose, de prendre la parole publiquement pour la première fois.

     

    Elle a dit miser sur la recherche et les technologies pour améliorer le système de santé.

     

    « Pour la pérennité à long terme de notre système de santé, l’innovation est très importante », a dit la ministre, qui estime que c’est la productivité du système qui pourrait en bénéficier.

     

    La nouvelle ministre estime que le fédéral peut assurer le « leadership » de l’innovation et qu’il est possible de travailler avec les provinces sur cette question. Sans aborder la délicate question du renouvellement de l’Accord sur la santé entre Ottawa et les provinces, qui prend fin en 2014, Mme Ambrose a tout de même précisé que, selon elle, « dépenser plus ne permet pas nécessairement d’obtenir de meilleurs résultats ».

     

    Elle a aussi abordé la problématique de la violence conjugale, qui, dit-elle, coûte plus de 7,4 milliards par an socialement, dont 6 milliards en soins de santé. Elle dit en faire une priorité.













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