Un sursis d'un an pour les régies de la santé
Québec — Le projet de loi que déposera cet automne Philippe Couillard pour abolir les Régies régionales de la santé et des services sociaux (RRSSS) leur accordera un répit d'un an afin que leurs directions procèdent elles-mêmes à la réorganisation du réseau de la santé autour d'«agences» aux responsabilités allégées.
C'est ce qu'a appris Le Devoir de diverses sources. Le ministre de la Santé et des services sociaux, Philippe Couillard, projette de remplacer les régies par des agences régionales qui auront moins de pouvoirs que ceux dévolus aux régies à l'heure actuelle. Les agences conserveraient des responsabilités dans l'établissement des objectifs régionaux, l'allocation d'une partie des ressources et les contrôles financiers. Mais les responsabilités en matière de définition de programmes et de services ainsi que leur planification seront confiées à des réseaux locaux intégrés. Chacun de ces réseaux locaux seraient formés d'un centre hospitalier, des CLSC, des centres d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) et des éventuels Groupes de médecine familiale (GMF).
Les RRSSS auront un an pour mettre en place, de concert avec le milieu, ces réseaux locaux intégrés sur leur territoire, a confirmé le directeur général du RRSSS de Montréal-Centre, David Levine, dans une entrevue accordée au Devoir. Après cette première étape, les régies, transformées en agences régionales, transféreront à ces réseaux locaux les pouvoirs en matière d'immobilisations, d'allocation locale des ressources et de planification du développement des programmes.
À Montréal et à Québec, toutefois, on peut s'attendre à ce que les nouvelles agences ne soient pas aussi légères que dans les régions en raison de la présence des centres hospitaliers universitaires et des vocations spécialisées de certains établissements, a souligné le directeur général de la RRSSS de Québec, Michel Fontaine. «À Québec et à Montréal, les régies vont être remplacées par des agences avec des responsabilités majeures», a-t-il indiqué. Mentionnons que certains directeurs généraux des RRSSS, comme MM. Fontaine et Levine, font partie d'un comité ministériel qui prépare la réorganisation régionale et locale du réseau de la santé en vue du dépôt du projet de loi à l'automne.
Selon M. Levine, le «noyau de base» du réseau local intégré, ce sont les GMF — ou peut-être aussi à Montréal, les polycliniques. Chacun des GMF prendra la responsabilité de la santé des gens inscrits chez lui. Toutes les entités du réseau local devront être informatisées et reliées entre elles par fibre optique, a précisé M. Levine.
Or le gouvernement actuel a freiné le développement des GMF dont la création nécessite un investissement d'un million chacun, dont 500 000 $ pour le matériel informatique. Au lieu des 50 millions prévus par le gouvernement précédent pour la création des GMF, le gouvernement Charest y consacre 30 millions. Alors que le plan d'action en santé du Parti québécois laissait miroiter un investissement supplémentaire de 556 millions dans les soins de première ligne cette année, le dernier budget Séguin y a consenti 150 millions seulement.
C'est ce qu'a appris Le Devoir de diverses sources. Le ministre de la Santé et des services sociaux, Philippe Couillard, projette de remplacer les régies par des agences régionales qui auront moins de pouvoirs que ceux dévolus aux régies à l'heure actuelle. Les agences conserveraient des responsabilités dans l'établissement des objectifs régionaux, l'allocation d'une partie des ressources et les contrôles financiers. Mais les responsabilités en matière de définition de programmes et de services ainsi que leur planification seront confiées à des réseaux locaux intégrés. Chacun de ces réseaux locaux seraient formés d'un centre hospitalier, des CLSC, des centres d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) et des éventuels Groupes de médecine familiale (GMF).
Les RRSSS auront un an pour mettre en place, de concert avec le milieu, ces réseaux locaux intégrés sur leur territoire, a confirmé le directeur général du RRSSS de Montréal-Centre, David Levine, dans une entrevue accordée au Devoir. Après cette première étape, les régies, transformées en agences régionales, transféreront à ces réseaux locaux les pouvoirs en matière d'immobilisations, d'allocation locale des ressources et de planification du développement des programmes.
À Montréal et à Québec, toutefois, on peut s'attendre à ce que les nouvelles agences ne soient pas aussi légères que dans les régions en raison de la présence des centres hospitaliers universitaires et des vocations spécialisées de certains établissements, a souligné le directeur général de la RRSSS de Québec, Michel Fontaine. «À Québec et à Montréal, les régies vont être remplacées par des agences avec des responsabilités majeures», a-t-il indiqué. Mentionnons que certains directeurs généraux des RRSSS, comme MM. Fontaine et Levine, font partie d'un comité ministériel qui prépare la réorganisation régionale et locale du réseau de la santé en vue du dépôt du projet de loi à l'automne.
Selon M. Levine, le «noyau de base» du réseau local intégré, ce sont les GMF — ou peut-être aussi à Montréal, les polycliniques. Chacun des GMF prendra la responsabilité de la santé des gens inscrits chez lui. Toutes les entités du réseau local devront être informatisées et reliées entre elles par fibre optique, a précisé M. Levine.
Or le gouvernement actuel a freiné le développement des GMF dont la création nécessite un investissement d'un million chacun, dont 500 000 $ pour le matériel informatique. Au lieu des 50 millions prévus par le gouvernement précédent pour la création des GMF, le gouvernement Charest y consacre 30 millions. Alors que le plan d'action en santé du Parti québécois laissait miroiter un investissement supplémentaire de 556 millions dans les soins de première ligne cette année, le dernier budget Séguin y a consenti 150 millions seulement.
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