Institut universitaire en santé mentale Douglas - «L’avenir de la santé mentale, c’est la prévention»
Spécialisé dans les troubles de l’alimentation, les troubles de l’humeur, les troubles psychotiques et la maladie d’Alzheimer, l’Institut universitaire en santé mentale Douglas se distingue de ses semblables par son approche translationnelle novatrice : il se veut à la fois un établissement de recherche et un centre clinique. Réunissant 64 chercheurs, il est reconnu à travers le monde pour ses projets novateurs, tant sur le plan de la recherche en neurosciences que de l’intervention clinique et psychosociale.
Offrant un vaste éventail de services de soins spécialisés et surspécialisés à tous les groupes d’âge, l’approche de Douglas arrime le travail des chercheurs à celui des cliniciens traitants. Dans le cas de patients souffrant de troubles alimentaires, ceux-ci sont invités à participer aux programmes de recherche de l’Institut et leurs traitements sont constamment ajustés selon les plus récentes avancées. « Quand un patient est orienté vers notre programme, on commence par le suivre de façon régulière en consultation externe. Il peut participer à un programme de recherche et être traité sous un protocole de recherche, le tout en recevant les soins prévus pour ce type de trouble. Si on juge que ces services ne sont pas suffisants pour le patient, on l’admet dans un hôpital de jour. Il côtoie les chercheurs qui travaillent dans le même pavillon, mange avec eux, discute avec eux. Les résultats des recherches effectuées auprès de patients antérieurs alimentent les traitements que les nouveaux patients reçoivent dans l’hôpital de jour », explique Lynne McVey, directrice générale de l’Institut Douglas.
Puisque l’Institut ne peut accueillir tous les Québécois souffrant de troubles alimentaires, celui-ci a créé des partenariats avec les CSSS de la province, ce qui permet à des patients vivant à l’extérieur de la région métropolitaine d’avoir accès à l’approche de Douglas. « Pour nous, il est très important de prendre les résultats de la recherche et de les traduire dans la pratique clinique. Nous sommes reconnus à l’international pour être rapides dans la pratique translationnelle. On croit beaucoup à cette approche et nous souhaitons que le plus grand nombre possible de gens en bénéficient », poursuit Mme McVey.
Le pouvoir de se rétablir
Afin que les personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale puissent légitimement aspirer à mener une vie plus satisfaisante et engagée, les membres de l’Institut Douglas travaillent beaucoup en se fixant comme objectif le rétablissement des patients. Celui-ci n’est pas synonyme de guérison clinique ou de remède ; il constitue plutôt un processus par lequel la personne malade reconstruit et développe de nouvelles interdépendances d’ordre personnel, social et environnemental. Cela peut notamment se traduire par la capacité de réintégrer le milieu du travail, de vivre en appartement ou de tisser des liens d’amitié. Les activités préventives constituent également une priorité pour l’Institut. « Les résultats de recherche nous le démontrent : le futur de la santé mentale, c’est la prévention. Il faut viser le dépistage hâtif et l’intervention précoce. »
Fait à noter, l’Institut Douglas a obtenu la certification Milieu novateur octroyée par le Conseil québécois d’agrément. Cette certification souligne la culture de l’innovation au sein des établissements de santé au Québec. À ce jour, seuls cinq établissements l’ont obtenue.
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