Une pétition est lancée contre l’optimisation «à la Proaction»
Selon l’APTS, la seule firme Proaction a obtenu à ce jour près de 15 millions de dollars en contrats avec les établissements du réseau. Le résultat, selon la présidente de l’APTS Carolle Dubé, est que, si davantage de personnes sont évaluées pour leurs besoins en soutien à domicile, les services, ensuite, ne sont pas au rendez-vous faute de ressources.
Selon la présidente du syndicat local de l’APTS au CSSS d’Ahuntsic et de Montréal-Nord, Marjolaine Goudreau, après les soins à domicile, les méthodes de minutage sont maintenant en cours d’implantation dans d’autres services. Les équipes travaillant en santé mentale, en jeunesse-enfance-famille, en déficience intellectuelle et en accueil psychosocial, notamment, sont appelées à appliquer la méthode d’optimisation, maintenant pilotée par des cadres du réseau, la firme ayant terminé son mandat.
« On nous demande aussi de faire comme les compagnies d’aviation : du surbooking ! indique Mme Goudreau. Même si nous avons du temps pour quatre patients par jour comme psychologue ou comme travailleur social, on nous demande d’en prévoir cinq ou six par jour dans l’horaire. »
« Ça prend un mot d’ordre du ministre pour que ça cesse, affirme Carolle Dubé. Dans la perspective où le livre blanc sur l’assurance autonomie s’en vient, il faut qu’il calme la grogne sur le terrain s’il veut que ça fonctionne, car en ce moment, le climat n’est pas favorable. »
Le CSSS d’Ahuntsic et Montréal-Nord confirme travailler à un « plan d’action pour revoir l’encadrement clinique ». « L’ensemble du processus se fait à l’interne, conjointement avec les employés, dit la conseillère en communication du CSSS, Estelle Zehler. On ne va pas reproduire ce que nous avons fait avec Proaction, mais, dans une certaine mesure, on va s’en inspirer. »
Les syndiqués manifesteront demain midi devant l’hôpital Fleury.







