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Assurance autonomie: Québec reçoit des appuis

30 avril 2013 | Amélie Daoust-Boisvert | Santé
L’Association québécoise de gérontologie est venue appuyer le ministre Réjean Hébert dans son projet d'assurance autonomie.<br />
Photo : Pedro Ruiz - Le Devoir L’Association québécoise de gérontologie est venue appuyer le ministre Réjean Hébert dans son projet d'assurance autonomie.

Le projet d’assurance autonomie du ministre Réjean Hébert n’est pas encore dévoilé, mais il continue de susciter des réactions. Lundi, l’Association québécoise de gérontologie est venue appuyer le ministre, tout comme les entreprises d’économie sociale en aide à domicile.


«Le statu quo n’est pas viable, il faut absolument trouver une solution. Ne jetons pas le bébé ave l’eau du bain», dit la présidente de l’Association québécoise de gérontologie (AQG), Catherine Geoffroy. Le ministre Réjean Hébert, qui a mené une longue carrière de chercheur dans le domaine, est d’ailleurs membre de cette association depuis de nombreuses années. Selon Mme Geoffroy, Réjean Hébert est la personne tout indiquée pour opérer le virage vers les soins à domicile.


«Il faut que tout le monde mette l’épaule à la roue», ajoute-t-elle. Mais comment financer une telle révolution, même si à terme Québec estime dégager d’importantes économies grâce à la fermeture de lits d’hôpitaux et de CHSLD ? Selon Mme Geoffroy, la levée d’une cotisation est «inévitable», à l’image des cotisations au Régime québécois d’assurance parentale (RQAP) ou à l’assurance emploi.


L’AQG croit aussi que la formation des intervenants appelés à travailler avec des personnes âgées et en perte d’autonomie devra être rehaussée.


C’est lors d’un événement de l’AQG que le ministre Hébert a exposé les grandes lignes de sa future assurance autonomie, dont le libre blanc est attendu en mai. Le Devoir en révélait la teneur la semaine dernière.


Les entreprises d’économie sociale en aide domestique, qui seront probablement appelées à jouer un rôle important dans le plan du ministre Hébert, sont également venues officialiser leur appui, lundi, par voie de communiqué. «[Nous] sommes prêtes à entamer ce tournant majeur dans le redéploiement de l’offre de service d’ici 2014», indiquent ces 101 entreprises coopératives et à but non lucratif qui offrent des services comme de l’entretien ménager, de la préparation de repas ou de l’aide au bain.


Des CHSLD plus chers?


Le Soleil indiquait lundi que l’Association québécoise des établissements de santé et de services sociaux (AQESSS) croit que pour rendre le maintien à domicile attirant, Québec aurait intérêt à hausser le prix de l’hébergement en CHSLD. Selon l’AQESSS, à partir d’un certain niveau de perte d’autonomie, il devient moins onéreux de choisir l’hébergement.


Cette proposition a immédiatement soulevé l’ire de l’Association québécoise des retraité(e) s des secteurs public et parapublic (AQRP). Avant une hausse des tarifs, les CHSLD devraient miser sur des gains d’efficacité, selon l’AQRP.


En mai dernier, le vérificateur général du Québec Michel Samson avait soulevé, dans un rapport, la possibilité d’augmenter la contribution des usagers en CHSLD. En rehaussant à 2147 dollars par mois la contribution maximale, il estimait que le ministère de la Santé pourrait récupérer 111 millions par an.


L’attachée de presse du ministre de la Santé Réjean Hébert indique qu’un comité se penche actuellement sur la question. «Ces travaux ne sont pas encore terminés, le ministre attend le résultat pour prendre une décision», dit Ariane Lareau.

 
 
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