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Étude - Un Québécois sur cinq est sans médecin de famille

27 mars 2013 | Amélie Daoust-Boisvert | Santé

Selon la plus vaste enquête jamais menée sur le sujet par l’Institut de la statistique du Québec (ISQ), 21 % des Québécois sont sans médecin de famille, mais le tiers ne s’en formalisent pas - surtout des jeunes ou des personnes en excellente santé, il va sans dire. Les disparités entre les régions restent importantes, et bien que les malades chroniques bénéficient en grande majorité d’un suivi, certains Québécois sont toujours à la recherche d’un médecin.


L’ISQ a interrogé 48 000 personnes de plus de 15 ans, partout au Québec, entre octobre 2010 et décembre 2011. Des nombreuses données qui en découlent, quelques-unes ont été publiées mardi, alors que l’ensemble du portrait de l’expérience de soin au Québec sera distillé au fil des prochains mois.


Ainsi, 79 % des Québécois déclarent avoir un médecin de famille. Les immigrants récents, à ce titre, sont les moins bien pourvus : seulement 37 % ont un médecin de famille, et la plupart en cherchent un. Les hommes sont aussi moins susceptibles que les femmes d’être suivis.


D’une région à l’autre, le portrait varie considérablement. Seulement 69 % des Montréalais ont un médecin de famille, et du nombre des orphelins, 20 % voudraient bien être suivis. Le problème est également plus criant en Abitibi (75 %), à Laval (78 %), dans les Laurentides (78 %) et en Montérégie (79 %), alors qu’au Saguenay -Lac-Saint-Jean, dans Chaudière-Appalaches et dans le Bas-Saint-Laurent, près de 90 % de la population est couverte. « On voit la différence entre l’organisation des services dans les grands centres versus les centres plus ruraux et périphériques », observe Jasline Flores, coordonnatrice de l’enquête.

 

Vulnérabilité


Bien que les gens se déclarant malades soient plus nombreux à avoir un médecin de famille, « reste que des gens en ont besoin et n’en ont pas, et ils sont potentiellement vulnéra-bles », ajoute l’agente de recherche à l’ISQ Claire Fournier.


L’ISQ a interrogé plus en profondeur 24 000 personnes. Résultat, une personne sur trois présente une incapacité - vision, audition, santé mentale, etc. De plus, la moitié des répondants déclarent souffrir d’au moins un problème de santé de longue durée, ce qui, si on extrapole, représenterait plus de trois millions de Québécois.


L’hypertension est le plus cité (16 %) des problèmes de santé des répondants, suivie de l’arthrite/arthrose (11 %) et des maladies cardiaque (8 %) et du diabète (7 %).

 
 
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